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Forum JDR post-apocalyptique dans un monde contemporain alternatif en proie aux zombies, à des créatures pires encore ainsi que des événements surnaturels.
 

Deran Jordan
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Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Jeu 17 Mar - 21:25
Fiche d'identité
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Prénom(s) : Deran

Nom : Jordan

Né(e) le : 23/03/2011

À : New York

Métier : Etudiant en médecine

Particularité(s) : - De nombreuses cicatrices habillent son avant bras et sa main droite, et beaucoup plus modérément la gauche. Toutes d’anciennes coupures.
- Une courte et nette cicatrice au niveau des côtes, côté droit, ancienne, causée par la pénétration d’une lame.
- Des cicatrices au genou gauche demeurent des suites d'une opération passée, conséquence d’une chute de moto. Si toute sa mobilité a été restaurée, une douleur résiduelle se manifeste parfois, tendant à se raréfier.
- Une cicatrice à l’épaule droite, résultant d’une balle l’ayant effleuré lors d’une mauvaise rencontre entre survivants.
- Connaît d’importants troubles du sommeil.
- Sans lien avec ses croyances, porte la croix en argent d’un prénommé Eliott autour du cou.

À-propos

Thème musical :


Feat : Christopher Mason
Type : Survivant

Description physique

Plutôt grand avec ses 1m83, son corps élancé est désormais en dessous de ses 71kg autrefois habituels. Sa musculature fine, dessinée et sèche, n’est pas des plus imposantes sous ses vêtements, mais la poigne dont il peut faire preuve, ainsi que sa façon ordinairement souple et sportive de se mouvoir trahissent bel et bien sa présence. Ce corps efficace face à l’effort, assez solide pour encaisser et récupérer relativement rapidement conserve toutefois des séquelles parfois douloureuses d’une violente chute de moto durant son adolescence. La plus gênante reste celle de son genou gauche se mettant encore parfois à le faire souffrir soudainement avec une intensité variable ou s’enraidissant ponctuellement, bien que ces phénomènes soient peu courants et tendent à se raréfier.

Du point de vue esthétique, Deran n’a jamais été un homme d’apparence et cela n’a pas changé. Depuis l’apocalypse, ses cheveux d’un blond foncé s’éclaircissant quand vient le soleil sont portés mi-longs et s’attachent grossièrement. De même, la barbe, jadis généralement rasée de près, lui mange régulièrement les joues au gré des aléas du quotidien. Sa peau qui, quant à elle, n’a jamais été exposée à l’encre des tatoueurs, conserve les nombreuses cicatrices du passé, notamment au niveau dudit genou, au niveau des côtes, causée par une lame et de plus légères marbrent ses avant bras, ainsi que ses mains, principalement du côté droit. Ces dernières lui rappellent son instabilité de l’époque. Plus récemment, il doit à une balle l’ayant effleuré une marque de plus à l’épaule droite.  

Son visage en revanche n’a pas conservé de traces des périodes les plus agitées de sa vie et pourrait n’en rien laisser percer à travers ses traits agréables et réguliers, s’ils n’étaient désormais régulièrement surlignés d’une certaine dureté ou habités par la tension d’un homme sur ses gardes. Par le passé, plutôt léger et agréable, sociable avec le sourire facile, son charisme jadis presque solaire s’est rapidement terni depuis l’épidémie et ses épreuves, le rendant plus sauvage et suggérant de ne pas trop le chatouiller en certaines circonstances. D’un vert changeant, chargé de détermination, impassible ou froid lors des tensions, son regard aura tendance à alerter que derrière sa bonne gueule, l’innocence et la naïveté ont aujourd’hui cédé la place depuis longtemps, laissant deviner le danger latent.

Assez peu loquace, Deran ne s’exprime pas sans raison, remplir le silence n'est pas sa norme. En contrepartie, une certaine assurance et son timbre souvent calme rendent ses prises de paroles naturellement affirmées.

Description psychologique

Il y a quelque chose de brutal qui affleure derrière le calme apparent, une rage intérieure et froide envers ce nouveau monde, presque cultivée par l’animal blessé qu’il est, écorché par les pertes. C’est en elle qu’il puise dans l’adversité.

Pourtant, malgré les circonstances, Deran est relativement stable, avec les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Il n’est pas du genre à se bercer d’illusions, ni défaitiste. Méfiant avec les étrangers par les temps qui courent, il s’agit toutefois d’une présence fiable pour ses alliés avérés. Malgré une adolescence houleuse et sa violence de l’époque, le jeune homme sait se montrer posé. Même si le chaos ambiant lui a de nouveau soufflé des vestiges du passé, c’est une force tranquille dans les moments calmes, se plaignant rarement, peu importe que la tâche soit fastidieuse, et pourtant capable de partir au quart de tour dès lors que la situation change et l’exige.

Adaptation et réactivité, il sait que ce sont les clefs de la survie de ce nouveau monde et les a parfaitement intégrées. Effectivement, lui qui préférait depuis plusieurs années prévenir que guérir et guérir que blesser, le fait de nouveau, si nécessaire, et sans scrupule sur l'instant lorsque la menace est claire et réelle, de même pour ce qui est de donner la mort, en partie avec sang froid d’ailleurs. Las, il n’est néanmoins pas adepte de cruauté gratuite, faisant davantage ce qu'il juge nécessaire quand cela s'impose.

Plus abrupt qu’auparavant et peu tolérant envers lui-même, il s’est renfermé et toute confiance se mérite, mais n’en reste pas moins encore capable de s’adoucir ou de tendre une main désintéressée.

De grave à chaleureux, selon les circonstances et les individus lui faisant face, c’est un gars pragmatique et efficace, ayant conservé une bonne dose d’humanité ─ malgré son impression de la perdre ─ mais qui n’hésitera pas à se salir les mains pour assurer la sécurité des siens et qui ne se livre pas aisément. Loyal, Deran n'en reste pas moins indépendant. Il fait ses choix et les assume, refoulant les fêlures grandissantes que les plus pénibles occasionnent inexorablement et la douloureuse discordance qu’ils alimentent en son for intérieur.

Les images et ses actes des derniers mois le poursuivent et le rongent, cisaillent régulièrement son sommeil de réveils difficiles où le souffle manque parfois, peuplant ses rêves, les hantant de souvenirs indélébiles qui persistent bien souvent dans l’obscurité oppressante. La nuit... La nuit alimente ses angoisses ; les silences lourds d’appréhensions et d’attente quand l'activité cesse, et les fantômes mal oubliés qui s'y dissimulent attisent ses incertitudes, rendant le repos trouble. La nuit, ses somnolences et ses vertiges. Dans ses solitudes qui s’étirent, interminables… dans ses inévitables face à face avec soi-même, sournoise et lovée comme une mauvaise bête, la culpabilité se terre, prête à tirailler quand la garde se baisse. Malgré tout, à ce jour, Deran avance encore avec détermination et ténacité, alors qu’il se refuse actuellement de flancher.

Protecteur, une chose n’a jamais été plus claire, ses proches ont toujours été sa priorité et le sont restés. Ceux qu'il lui reste sont son moteur.

Histoire jusqu'à l'Apocalypse

Une vie parmi tant d'autres


Deran est né à New York dans la clinique privée où travaillait son père. D'une mère française et d'un père américain, il hérita de la double nationalité sur insistance de sa mère, comme lui avait conseillé le demi-frère de cette dernière. Enfant de deux parents médecins, carriéristes et chacun hautement reconnu dans leur spécialité, il profita peu de leur présence et ce fut d'ailleurs cet homme qui l'éleva après quelques années, dans une banlieue tranquille de Los Angeles.

Jimmy prit naturellement plus de place que ses parents dans le coeur de l'enfant qu'il était et, Georges et Hayden, les fils de son oncle devinrent l'équivalent de frères. Avec lui, l'adulte partagea sa passion de la moto. Deran était fasciné par elles et ce n'est pas une chose qui changea avec le temps, lorsque son oncle lui fit goûter à ses premiers stages sur circuit.

C'était une période où Deran était encore un enfant sans problème. Vivant à LA à condition que ses notes restent satisfaisantes. La distance n’aidant pas, il voyait ses parents par pointillés, ces demi-étrangers auxquels il souriait encore lors de leurs intrusions presque malvenues dans son quotidien, au détour d'un voyage d'affaire ou de quelques jours de congés.


A 10 ans, Deran décréta que l'avenir ferait de lui un pilote de moto professionnel et Hayden, qui s'était trouvé un goût pour la justice, rêvait d'une carrière dans la police. Forts de ces conclusions les deux garçons songèrent activement à leur brillant avenir en traînant dans les pattes de Jimmy après l'école que ce soit dans le garage de la maison familiale ou dans l'armurerie dont l'homme était le propriétaire. Et personne ne remarqua le mauvais tournant que prit Georges, des fréquentations et des substances illicites qui entrèrent dans sa vie.


A 12 ans, Deran participa à sa première course réservée aux mineurs sur circuit fermé.


13 ans... Sur ces pistes désertes de tout obstacle et piéton, l'adolescent connut la vitesse, l'adrénaline et la concentration telles qu'elles demandaient l'oubli du reste.

Sur les pistes, Deran se voyait tout oublier. Oubliées les inquiétudes de ses parents au sujet de ce sport dangereux. Oubliées leur menace de le faire revenir auprès d'eux, baladé entre leurs réunions de New York à Chicago. Oubliées ces merdes que Georges avait ramené chez eux. Oubliés ces enfoirés qui avaient fait irruption chez Jimmy pour qu'il paye la dette de son fils et risquaient de revenir. Oubliée la santé de son oncle qui se dégradait devant l'état de Georges... Oublié ce mec qu'il avait vu un mois plus tôt vendre cette saloperie au frère d'Hayden. Oubliée cette putain d'engueulade toute récente avec Jimmy pour l'appareil dentaire d'un camarade qu'il avait cassé la veille en plein cours. Lui qui était calme et serviable habituellement, personne n'avait compris.

Plus la patience... C'était sa pensée quand Jimmy lui avait demandé l'explication de son geste. A savoir, répondre à une piètre provocation. La mâchoire du jeune con avait heurté son bureau. Bilan, un défunt appareil dentaire et deux dents en moins pour le provocateur et une exclusion définitive de l'établissement pour Deran. La première de bien d'autres...

Les cures de désintoxication avaient été refusées par Georges, mais Jimmy ne donna plus d'argent à son aîné, cacha le sien et enferma tout objet de valeur. La paranoïa, le début d'un petit enfer qui dura une bonne année pendant laquelle l'homme fouillait régulièrement l'intégralité de la maison.

Pourtant, au fil des mois, Deran les voyait toujours chez eux lors des absences de son oncle, ces mecs, ces dealers...  Le pourquoi, il ne le comprit qu'un soir, un an plus tard en rentrant plus tôt avec pour cause un renvoi temporaire, mais il avait toujours su que la drogue n'avait pas quitté cette maison. La haine, vous comprenez ? La haine de voir Georges tout bousiller, il la contenait ici, mais il fallait qu'elle s'extériorise... Qu'elle explose ailleurs. Peu importait la façon que ce soit par une violence physique ou psychologique. Dans ses classes de passage, il repérait rapidement les têtes de turcs et les persécuteurs allant avec, faisant à ces derniers toujours pire que ce qu'ils faisaient subir à leurs victimes. Un moyen de se dire que, d'une certaine façon, il pouvait aider quelqu'un à défaut d'y parvenir dans sa propre famille et une satisfaction de vengeance malsaine passant par des doigts brisés par la porte d'un casier et autres du genre. En ces temps là, Deran passait le plus clair de son temps restant à sécher, sur les pistes, à traîner dans les rues avec des amis plus ou moins recommandables en répondant très volontiers à toute provocation lancée, s’il ne s’entraînait pas d’une quelconque autre façon ou ne titillait pas le sac de frappe qui trônait dans leur garage pour évacuer un trop plein de frustration.

Au fond, il n'y avait plus qu'Hayden à ce moment là qui se révélait être le seul pilier solide dans cette jolie baraque... Le seul à pouvoir le calmer, le dissuader... Jusqu'à ce jour où, il entendit l'un de ces gars proférer des menaces visant son oncle en s'adressant à son paumé de cousin. Personne n'avait remarqué la présence de Deran ce jour là, personne n'avait vu son expression se durcir et son regard s'assombrir de colère, mais le lendemain, quand ce merdeux revint en compagnie d'un ami, ce ne fut ni Jimmy, ni Georges qu'ils trouvèrent à les attendre patiemment dans le salon. Juste un autre adolescent blond, à peine plus jeune qu’eux du haut de ses peut-être 16 ans regardant la télé, un plateau repas négligemment posé sur les genoux.

Habitués à lui et à prendre leurs aises en présence de Georges, ils ne se privèrent pas de s'installer à ses côtés, l'un d'eux s'emparant de la bière posée sur la table basse en le questionnant nonchalamment sur l'endroit où pouvait bien se trouver "leur ami" Georges pendant que le second, qui venait de s'allumer un joint, fouillait dans le tiroir de ladite table à la recherche de la télécommande.

A ce moment, un sourire mesquin étira les lèvres de leur interlocuteur.

« Pas loin, à vrai dire, à l'heure qu'il est, il doit encore vous attendre au square. »

« Au squ-AAA ?! » beugla l’épave à la bière lorsque la fourchette de leur hôte se planta dans sa cuisse.

« Qu’est-ce qu- ?! » s'apprêta à protester son compagnon. « Wo putain ! Calme ! » se récria-t-il, levant les mains en croisant le regard froid de Deran. Ce dernier venant de se lever, et tiré de derrière un coussin, braquait désormais l’un des des flingues de l’armurerie sous son nez.

« Ho ? Ce n'est pas là que vous aviez déplacé le rendez-vous ? Merde. J'ai dû mal comprendre... »

Deran n'en doutait pas, il avait attendu bien trop longtemps avant de réagir... Le vrai problème était ici, pas dehors. Il était temps de le régler. Maintenant

« On a deux ou trois choses à se dire tous les deux... D'un, je n'veux plus voir vos merdes sous ce toit... »

Pour appuyer ses paroles trop calmes, il laissa tout le loisir à son interlocuteur de contempler l’arme.

« Est-ce qu'on s'est compris... ? Est-ce qu’on s’est compris ?! Bien, deuxièmement... je ne veux plus non plus y croiser vos gueules d'abrutis. O-kay ? »

Suite à la réponse empressée, l’instant s’étira, son regard se fixa sur la sueur perlant du front de l’autre jeune, alors qu’il sentait sa propre main moite sur la crosse de l’arme, puis d’un bref signe le blond fit signe à cette enflure de ramasser son pote et de se tirer. [...]

[...] Inexplicablement, les visites des amis de Georges cessèrent. Peut-être ce dernier n’y était-il pas étranger non plus. Quoi qu'il en soit, les tensions s'apaisèrent lentement. Et Deran également. Le psy le suivant pour ses excès de violence ne put que constater le changement.

Il repartit sur d'autres bases, se consacrant plus sainement à son rêve, la vie reprenant un cours presque normal. Il renoua prudemment le contact brisé avec ses parents, tout aurait pu être pour le mieux, si ce n'avait été la pression et le fiasco d'une course déterminante.

La vitesse. Un accident devant, une manœuvre trop juste de sa part. Un vol plané. Et la chute. Rude. La collision entre son genou et l'asphalte de la piste. La moto le touchant après rebond. Le craquement sinistre. La douleur intolérable et le noir...

Une semaine sous sédation intermittente et, parmi le reste, entre côtes fêlées et commotion cérébrale, une fracture de la rotule opérée en urgence, ainsi qu'une clavicule brisée par la machine qu'il avait conduite. La fin d'une potentielle future carrière, des parents paniqués souhaitant le remettre sur le droit chemin et, le plus mal vécu, achevant de le déboussoler, un aller forcé à New York pour un temps.

Ramené par Georges après âpres négociations de ce cousin sensible à son désarroi, son retour chez Jimmy débuta par une seconde opération et se fit avec pour principe les études, la rééducation, plus de calme et de sérieux. Passé l’abattement premier, son ambition se déplaça sur de nouveaux challenges, qui occultèrent son ancienne passion dont il s'éloigna, source de craintes désormais. Et bien que très conflictuels par le passé, ses liens pourtant déjà forts avec Georges se resserrèrent et s’apaisèrent tandis qu’ils s’épaulaient mutuellement.

Un an plus tard, une troisième opération fut la bonne, le débarrassant du gros des douleurs chroniques qui pourrissaient régulièrement le quotidien et, dans la foulée, hachées de petits boulots ou aidant à l’armurerie familiale, ses premières années universitaires se firent sans accroc avant d’entrer en médecine. A l'écoute, calme, doux, mais ferme avec les patients lors de ses stages en milieu hospitalier, c'est l'attitude qu'il adopta progressivement dans sa vie de tous les jours, même face aux problèmes persistants de son cousin.

Sauf que cela se fit sous le soleil du Texas.




2034

Cela faisait trois années qu’ils se trouvaient dans un nouvel état. La vie était tranquille, même si ses parents avaient divorcé peu après son accident, ça n’allait plus depuis longtemps entre eux. Sa mère avait rencontré quelqu’un et s’était installée au Texas avec une excellente place dans un grand hôpital… Ils avaient pris la décision de la rejoindre quelques mois après. Le quartier s’était dégradé. Georges sortait la tête de l’eau, mais Jimmy avait vu l’occasion de rejoindre sa demi-sœur comme un nouveau départ.

A cette date, l’armurerie avait ouvert ses portes à Austin, bien différente d’à L.A. Lui-même était entré en troisième année de médecine, studieux et bien intégré. Et la famille s’était agrandie d’un nouveau membre peu après son arrivée avec l’adoption d’une boule de poils provenant du refuge où Hayden s’était empressé de faire du bénévolat. Un jeune malinois répondant au nom sec de Kblac, qui avait bien grandi entre-temps, trouvant toujours l’un des quatre hommes du foyer comme compagnie, pour l’emmener courir et lui apprendre de nouveaux tours. Hayden plus particulièrement se lança dans la pratique de l’agility afin de dépenser cette énergie débordante. Leur nouveau départ semblait bien parti…

C’était sans compter ce que l’avenir proche leur réservait…


________________________

Un détour pour l'enfer


Jimmy Riley avait toujours eu l’altruisme chevillé au corps. Originaire de Jacksonville en Floride, brillant élève, il avait pourtant abandonné les études avant la fin du secondaire, fuguant pour fuir les violences paternelles et parcourant une grande partie du pays par ses maigres moyens. Passant tant bien que mal entre maints risques et difficultés pouvant se dresser devant un mineur isolé, de petits boulots en petits boulots et de rencontres en rencontres, sa route décousue avait terminé à Los Angeles, aussi loin que possible du père redouté. Jim fut de ces individus perpétuant le rêve américain. S’il était bien mal parti, travailleur, aimable et curieux, il avait su entretenir les bons contacts et persévérer pour aller de l’avant, sans jamais prendre la grosse tête alors que la réussite lui ouvrait les bras. Tel un pied de nez à son passé de gamin parti de rien. Rencontrant sa compagne à un festival, ils affrontèrent précocement la parentalité avant de se marier et l’homme racheta quelques années plus tard l’armurerie où il avait su faire son trou, ainsi que deux appartements lors des suivantes.  

Ne croyez pas que sa vie fut simple par la suite, la maladie lui prenant son épouse à la cinquième année de leur second fils. Il s’efforça de rester l’homme qu’elle avait aimé, tâchant de transmettre aux trois garçons les valeurs qui les avaient liés et de les sensibiliser aux causes qui leur avaient été chères. Profondément humaines et tournées vers les autres.

Jimmy Riley avait donc toujours eu l’altruisme chevillé au corps, être sensible à son prochain, et sans doute cela fut la cause d’une attention raisonnable accordée aux évènements diffusés fin mars qui le marquèrent par leur violence et leur atrocité. Puis comme pour tout un chacun, lui-même étant peu friand de médias en tout genre, cet épisode dramatique s’était retrouvé occulté, en partie noyé dans un quotidien rythmé et ses nombreuses sollicitations. Jusqu’à ce que les cas semblent se multiplier…

Si Jimmy était un homme doué d’une forte capacité d’empathie à l’égard des autres, il n’en restait pas moins une âme très tôt confrontée à l’incertitude du quotidien et à la nécessité d’anticiper pour espérer se préserver. Sans doute est-ce pour cette raison que, quelque part au milieu de la première moitié d’avril, Georges eut motif de rire à gorge déployée en réalisant l’état d’encombrement anormal de leur garage, saisissant sans doute qu’au cours des jours précédents des provisions furent faites pour plusieurs semaines, accompagnées de quelques jerricans d’essence et que les armes s’étaient faites plus nombreuses dans le foyer. L’aîné de cette fratrie atypique souligna allègrement cette absurdité pour finalement commencer à mâcher davantage ses mots, puisqu’au fil des jours la situation ne semblait pas évoluer en s’améliorant. Hayden lui-même, qui avait fait de son rêve d’enfant une réalité, invita quelques jours plus tard son équipier et sa femme à diner… Ils avaient pas mal parlé, Jimmy et Denis partageaient une vision et un but commun de la suite, celui de garder leur famille en sécurité. L’homme aussi sentait qu’à l’image du reste du pays, le vent ici aussi risquait de vite tourner. Ils se mirent d’accord et s’organisèrent.

Deran vit le quotidien se détraquer rapidement et profondément. L’armurerie avait fermé ses portes, faute de nouveaux stocks disponibles à fournir et cible devenue tellement privilégiée dans la panique de cette apocalypse naissante sur fond d’anarchie grondante. Sa mère refusait de les rejoindre, pointant ses responsabilités à Houston et son père en déplacement à l’étranger cachait mal une inquiétude grandissante. Jour après jour, le jeune homme put lire sur les traits d’Hayden à quel point les choses dégénéraient, bien qu’encore maladroitement contenues. Il devinait dans le silence de son cousin que celui-ci n’aurait jamais les mots pour décrire les horreurs vues durant ses heures de service, toujours plus nombreuses. A ce moment déjà, par la force des choses, ses propres mains s’étaient souillées de sang et ses rêves abritaient les premiers visages de ses morts et les premiers face à face avec ces abominations… Aussi longtemps qu’il put, le jeune homme seconda le personnel médical en sous effectif dans l’un des plus grands hôpitaux d’Austin, puis plus rien ne fut tenable. Tout commença à s’arrêter, cessa de tourner, d’exister… Les hôpitaux, la police, la vie d’avant…

Alors que ce qu’il restait de l’armée, des forces de l’ordre et des milices terminaient de perdre le contrôle de la ville, eux-mêmes étaient déjà partis.

C’était Denis qui avait envoyé Georges le chercher et avait tiré la sonnette d’alarme… A son signal, le groupe s’était rassemblé et ils avaient mis les voiles pour un lieu de population moins dense. D’autres s’étaient greffés au projet. Les meilleurs amis de Denis et sa femme, les retraités d’à côté, les voisins d’en face et leur belle soeur… Kelly, leur agent immobilier, devenue amie de la famille, et sa fille Calypso qui logeaient chez eux depuis une poignée de jours, après qu’ils soient passés les chercher inextremis dans leur quartier plus violemment touché que le leur tandis que le beau père s’était barré en les plantant là. Ainsi que quelques autres pièces rapportées. C’est à pas loin d’une vingtaine qu’ils s’en allèrent.

Les premiers temps de l’épidémie les laissèrent étrangement plutôt intacts. Quelques séparations succédèrent à une ou deux arrivées prudentes. Les vivres constitués en amont par plus d’un furent une source d’oxygène leur évitant en premier lieu les risques inutiles. Avoir de bons tireurs limitaient également les approches inconsidérées et donnait matière à réfléchir aux vivants… souvent plus à redouter que les morts.

Sous l’impulsion et la cohésion de Denis et Jimmy, le groupe perdura, passant les premiers mois sans trop de casse en se fiant à leurs décisions. Après avoir vu le plan et la destination de base contraint de changer, et après avoir affronté de longues semaines l’insécurité des routes sur lesquelles la femme de Denis accoucha de leur troisième fille, c’est non sans difficulté qu’ils parvinrent à se poser sur une vaste propriété, la nettoyant des horreurs qui l’habitaient… Les choses durèrent un temps où ils soufflèrent, tentant pour certains d’apprivoiser tant bien que mal de nouveaux savoirs ou d’en partager.

Après une prise de contact musclée avec le ranch voisin, l’équilibre s’étira plusieurs mois.

De temps à autres, des survivants échouaient jusqu’à leurs portes. Certains reprenaient la route, animés d’un but qui leur appartenait, quelques-uns étaient restés et grossissaient leurs rangs, une poignée d’autres poussés à partir, lorsque la méfiance s’éveillait, si ce n’était clairement fichus dehors avec pertes et fracas.

D’autres fois, il s’agissait de contaminés qui avaient erré jusqu’ici, souvent esseulés ou en nombre gérable. Mais une nuit, les chiens qu’ils trouvaient remuants en soirée s’agitèrent anormalement. Il faisait sombre comme un four et, même en fouillant l’obscurité avec les lampes, le mouvement ne se distingua qu’un long moment plus tard aux yeux des veilleurs inquiets. Sans visibilité, ils mirent du temps à en saisir l’ampleur. Des morts par dizaines marchaient sur leurs terres, attirés par les quelques têtes de bétail qui persistaient et passés par une brèche que les survivants ne trouveraient que le lendemain. Plusieurs conducteurs se ruèrent dans les véhicules afin de les éloigner des bâtiments, prévenant par Talkie la propriété voisine de la menace et furent rejoints dans la manœuvre. Les autres firent leur affaire des quelques acharnés que les véhicules n’avaient su emmener.

C’est une fois l’urgence retombée qu’on se consacra aux pertes. Six furent à dénombrer chez eux, dont un enfant quand l’entrée d’un des chalets avait cédé et une victime de morsures. Deux en réalité. Deux heures après ce premier bilan, en proie aux symptômes qui le contraignirent à ralentir la réorganisation temporaire de l’endroit, Jimmy confessa avoir été mordu lorsqu’ils s’étaient portés au secours des occupants du chalet. Octobre 2034 touchait à sa fin.


Fin novembre 2034

Un mois. Un misérable mois. C’est le temps qu’il aura fallu pour briser leur monde. C’est le temps qu’il aura une nouvelle fois fallu pour les jeter sur les routes après la mort de Jimmy.

Un conflit avec une bande nomade avait réduit en cendres le ranch voisin, causant de nouveaux morts et une cohabitation forcée des deux groupes autrefois distincts, cohabitation qui se fit rapidement tendue quant à la gestion, aux excursions, aux morts de plus en plus envahissants et aux bêtes qui périssaient… Un soir, les choses allèrent trop loin et, initiés entre le meilleur ami de Denis et le fils cadet de l’autre chef de famille, des échanges de tirs éclatèrent au sein des murs. L’une des filles de Denis fut blessée, mais ils n’eurent aucun mort à déplorer. En face, ce fut autrement.

Parler ne menant à rien et en infériorité numérique, plutôt qu’en venir au bain de sang, Denis prit la décision du départ.  Quelques autres s’en étaient allés les premiers. Par crainte du voyage ou par conviction, peu suivirent ensuite. Deran et ses cousins repartirent avec le policier et sa famille, accompagné de l’ami de ces derniers qui éveillait leur méfiance, Kelly et Calypso, deux autres jeunes gens et évidemment leur chien, se portant à la rencontre d’une communauté dont ils avaient entendu parler plusieurs semaines auparavant, dans laquelle ils ne firent que passer.


Mi-décembre 2034

Des passagers de la voiture de Denis, ils n’avaient réussi à secourir à temps que sa femme.
Malgré leur attention la concernant et la survie d’une de ses filles s’étant trouvée dans un autre véhicule, elle trompa leur vigilance, parvenant à mettre fin à ses jours et ceux de l’enfant qui lui restait, achevant de les marquer profondément.


Début février 2035

Une âme de moins dans leur rang. Pourtant, après avoir traversé plusieurs groupes ou groupuscules en sachant se rendre utiles, ils avaient enfin posé leurs sacs ; la communauté leur plaisait. Cette fois, il s’agit de la mère de Calypso qui les quitte, infectée par une lame souillée lors d’une tentative de vol sur ses biens pendant une excursion. Elle fit promettre à Deran de veiller sur sa fille. Il l’acheva avant que les souffrances ne soient intolérables.


Septembre 2035

De leur groupe d’origine, ne reste qu’Hayden, Deran et Calypso. Georges est porté disparu depuis plusieurs mois, après qu’ils aient cru le voir se faire mordre. Deran l’aura pourtant cherché près d’un mois durant dans les environs.

Seuls et isolés ? Folie. Non, ils ne l’étaient pas, s’étant fait une place, ils étaient demeurés dans la communauté qui avait su les arrêter. De bonne taille, les valeurs et l’organisation de ses membres surent les séduire, assez pour les lier à de nouvelles personnes et les faire s’y investir sans compter, malgré leur endurcissement.

En septembre, c’est cependant après sept mois que les chemins se séparèrent.

En dépit, des alliances renforcées face aux nouvelles menaces, le groupe s’enlisait dans la peur des sorties, vivant sur les ressources produites et de leur dernier gros coup. Les réserves autrefois bonnes à leur apogée restaient déficitaires. La pente était mauvaise. La direction verrouillée par une partie du conseil. C’est au cours d’une réunion nocturne, que Deran fit tomber le couperet, alors que le chef croyait anticiper une énième argumentation quant à l’importance de pousser les excursions. Privé de Jimmy, sa part décisionnelle s’était accrue. Perdre Georges et la promesse faite à Kelly n’avait qu'accentué sa détermination à défendre ses choix. Celui-ci surpris ceux présents. Du moins, une partie, puisque d’autres avec lesquels des liens s’étaient renforcés en cette période trouble exprimèrent leur départ à sa suite. Et, c’est bien l’endurcissement, qui apporta la force au jeune homme de plier bagage et de laisser derrière eux la sécurité du court à moyen terme, et des visages qu’ils ne reverraient sans doute jamais dans l’espoir de voir plus loin. D’offrir un autre avenir. Une autre perspective. De se jeter dans l’incertitude du lendemain, dompter la terreur d’être en train de faire une possible erreur fatale, pour échapper à la certitude de l’impasse et la certitude que stagner reviendrait à mourir avec ce qui lui restait de ceux qu’il aimait. Paraissait-il qu’aux abords d’Houston existait un endroit… Une Safe Zone.
Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Jeu 17 Mar - 21:26
Quelle(s) zone(s) de l'État votre personnage a fréquenté ?
La fuite d’Austin fut faite d’imprévus et le mena dans un premier temps à errer dans la campagne au Nord de San Marcos, puis de San Antonio avant de finalement le faire se poser plusieurs mois dans un ranch relié à la zone nationale de Hill Country State.
A partir de fin 2034, contraint de partir avec ses compagnons de route, Deran progressa vers le Sud jusqu’à poser durablement ses affaires dans un groupe qui fit son trou aux abords de Kingsville. Il ne repartit par la suite que dans l’espoir de rejoindre l’Oasis en évitant autant que possible les grandes villes.


Dans quel(s) groupe(s) votre personnage a-t-il évolué ?
- Formé aux débuts de l’épidémie, il était constitué en grande partie de proches ou de connaissances de ceux qui en devinrent naturellement les deux leaders. Du fait d’importants liens préexistants tournés autour de la famille ou de liens à l’origine amicaux, ce fut un groupe porté sur la solidarité et la bienveillance envers ses membres, et autant que faire se peut pour autruis, lorsque la situation l’accordait sans risques démesurés, à l’image de Jimmy et Denis qui surent aussi user de démonstrations de force. Ils débutèrent à une vingtaine pour finir par atteindre plus du double de ce nombre une fois installé, séduisant plus d’un survivant de passage par leur stabilité et sa gestion.  
Le groupe se délita peu après la mort de Jimmy, après avoir paradoxalement fusionné avec un autre groupe jusque là allié. La nature trop emportée et bornée des autres meneurs ne permit plus de s’accorder sur les décisions à prendre et les perspectives trop différentes, causèrent des tensions grandissantes, installant un climat de défiance ainsi que d’insécurité et mena jusqu’à des échanges de tirs avec victimes.

- Ils y arrivèrent quelques jours seulement après avoir quitté le groupe précédent, conscients du risque de l’isolement. De taille moyenne, mais beaucoup plus belliqueux qu’attendu envers les autres communautés et accordant la nourriture au mérite. Ils y furent pourtant bien accueillis pour les compétences qu’ils apportaient et y auraient sans doute été peu à plaindre, mais le quittèrent dès qu’ils y parvinrent, suivant une nouvelle fois Denis sur le départ.

- Communauté de taille plus conséquente, ce ne fut également qu’un court passage. Ils y trouvèrent la bienveillance qu’ils avaient connu peu avant. En revanche, la nature en apparence très crédule de cette communauté fut un frein les empêchant de s’y projeter, alimentant un profond décalage avec leur déjà net endurcissement. Ils s’y ressourcèrent quelques semaines avant de les quitter avec toutefois plus d’incertitude.

- Le groupe de Damien sut les arrêter par les valeurs que les garçons de Jimmy y retrouvèrent partiellement, mais également sa propension à garder les pieds sur terre et à évoluer face aux contraintes. Ce fut le seul autre groupe dans lequel ils créèrent de nouveaux liens forts, par la force des choses et l’entraide nécessaire. Ils regroupèrent jusqu’à une centaine d’âmes.

- Constitué d’une part des effectifs du groupe précédent, ils ne se retrouvaient plus dans l’attentisme adopté par leur ancienne communauté et qui ne pouvait avoir de dénouement positif. Convaincu du désastre à venir, c’est avec difficulté, cette fois, que la décision fut prise. Forts, pour beaucoup, de nombreuses excursions en commun, ils réclamèrent leur stricte part et furent une trentaine sur le départ. Les conditions difficiles poussèrent quelques uns à les quitter en route, mais un unique but pour ceux qui prirent cette voie : l’Oasis.


Comment votre personnage a vécu la seconde apocalypse ?
La rumeur des coureurs ne le resta pas longtemps, puisque leur groupe fut l’un des premiers de leur secteur à faire remonter l’information après une première rencontre. Effrayés et incrédules lors du premier face à face auquel plusieurs membres ont assisté, ils revinrent chercher le corps criblé de balles et entreprirent d’étudier ce spécimen, sans grands moyens. Celle des chasseurs nocturnes causa son temps de perplexité avant d’être admise, ne faisant qu’augmenter les craintes. Vulnérabilité et impuissance furent ses sentiments premiers et partagés. Passé le coup de massue de ces évènements, l’apparition des coureurs et des chasseurs nocturnes a brisé la routine presque monotone de ses sorties et mis à mal une partie des automatismes de l’époque.
La fréquence des rencontres avec les coureurs et la peur d’être coincé dehors la nuit a lentement plongé le groupe dans la détresse, les sorties se faisant plus rares et visant nécessairement de plus grands enjeux. Leurs alliances se sont renforcées et les rivalités en grande partie atténuées.
Il participa, avec les plus téméraires à l’aménagement progressif de planques supplémentaires et communes, afin de pouvoir poursuivre les fouilles en se coupant de la crainte de se retrouver sans abri à la nuit tombée, si un imprévu venait à retarder une expédition. Malgré tout et l’adaptation des protocoles de fouilles, la multiplication des coureurs fut leur principal problème, finissant par paralyser les sorties qui furent source de refus devenus presque systématiques d’une part trop importante des leurs, limitant les diverses initiatives.


Mentionnez des moments forts de la survie de votre personnage :
- 03 juin 2034 : Naissance de la troisième fille de Denis, sur un chemin paumé avec tout ce que ça implique d’émerveillement et de craintes supplémentaires quant à la suite.

- 29 octobre 2034 : Une vague de plusieurs dizaines de contaminés pénètrent de nuit sur la propriété, causant la perte de sept personnes, dont Jimmy.

- 28 novembre 2034 : Départ de la propriété et de ce qu’ils y ont construit.

- 17 décembre 2034 : Mort de Denis et de deux de ses filles, les choquant et les laissant sans meneur attitré.
> Une semaine plus tard, ils déplorent le suicide d’Annie, la femme de ce dernier, emportant sa dernière fille dans la tombe.

- 01 février 2035 : Contamination de la mère de Calypso. Deran se retrouve contraint de l’achever pour lui épargner des souffrances excessives.

- 13 mai 2035 : Première rencontre avec un Coureur.

- 06 juin 2035 : Découverte du massacre d’une sauvagerie sans nom d’une importante communauté avec laquelle ils commerçaient. L’horreur de la scène restera à jamais gravée dans sa mémoire.

- 11 juillet 2035 : Morsure suspectée de Georges et disparition de ce dernier.

- 29 juillet 2035 : Décès d’Eliott, compagnon régulier de mission de récupération et devenu un ami proche.

- 27 septembre 2035 : Scission de leur groupe et départ d’une partie de celui-ci à la recherche de l’Oasis.  


Qu'est-ce que votre personnage a fait pour survivre ?
Pour avoir déjà été poussé à tuer par légitime défense ou pour protéger et même avoir dû torturer un homme pour obtenir des informations jugées urgentes et vitales, Deran sait ce que veut dire mettre sa sensibilité de côté et se salir les mains. S’il a le sentiment d’avoir trop de sang sur ces dernières, ce sont toutefois des actes qu’il aura évité de provoquer, aux contrecoups parfois tardifs. A côté de ça, il a également été capable de mettre sa vie en grand danger afin de secourir famille et amis et, parfois même, de manière plus mesurée pour autrui, qu’ils soient alliés ou quelquefois simples inconnus.



Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Jeu 17 Mar - 21:27
Récit d'Arrivée à Houston

Décembre 2035

Ajustant les sangles de son sac, le jeune homme posa ensuite une main dans le dos de Calypso pour l’encourager à avancer, alors que non loin Léna calait son pas sur le leur, tous deux appuyant leur vigilance sur Kblac. Il jeta brièvement un regard en arrière avant de reporter son attention sur le chemin de terre humide et la nécessité d’un abri pour la nuit. Hayden et les autres s’en sortiraient. Ils partaient en tout cas avec de meilleures cartes pour cela.

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis qu’ils avaient dû fuir avec précipitation.

En circulant au milieu de carcasses de tôle éparses, un des véhicules de leur petit convoi leur avait joué un mauvais tour en tombant en panne aux abords d’un groupe de décharnés. Il avait encore dans l’oreille le ton inquiet de Jonas sortit du Talkie d’Hayden, après avoir vu la voiture devant eux s’immobiliser. Peter avait essayé de comprendre d’où venait le problème, sans que le temps ne lui soit laissé. Le mari de Léna, ancien militaire, avait immédiatement commencé à distribuer des instructions pour faire décharger la voiture dans les autres véhicules et répartir ses passagers avant que les morts ne se rapprochent trop. Puis ça avait merdé… Les premiers non-morts arrivaient, goûtant à un dernier repos par quelques tirs bien alignés, mais la situation vrillait, un coureur parvenant à créer une panique momentanée. Deran ordonna à Calypso, qui avait occupé l’un des sièges et qui cherchait à savoir si la musette contenant les photos de sa mère avait déjà été emportées, de courir retrouver Hayden avec un des hommes présents. Effrayée, malgré les appels du policier, elle ne fit pas le quart du chemin avant de revenir se cacher derrière le blond qui balançait l’un des derniers sacs sur son épaule et constata que les choses évoluaient très vite. Trop. Léna se désencombrait en lançant une sacoche à Peter et Deran saisissait la jeune fille par le bras, retenant Kblac de peur de le perdre dans la mêlée, entre lui et Hayden. Impossible d'accéder aux voitures de tête. Entre Andrej, Jonas, Hayden et les autres, déjà trop de corps ambulants s’étaient frayés un chemin. Battant en retraite vers le véhicule de Peter, ils eurent l’effroyable surprise de le voir effectuer une marche arrière en jetant des regards fous et, sortant du Talkie de Léna tombé sur le bitume au milieu d'une empoignade, accompagnée d’une volée du jurons, la voix d’Andrej leur brailla de se tirer.  

Confiant brusquement Calypso à Léna, puis les gardant derrière lui, c’est en vidant ses chargeurs que Deran leur fraya tant bien que mal un chemin et c’est accompagnés de quelques tirs de couverture en soutien qu’ils quittèrent la route avant de voir les autres véhicules contraints de partir à leur tour.  

Depuis, ils progressaient tous les quatre, ayant vu fondre les vivres et tâchant d'éviter les mauvaises rencontres à travers la campagne, pendant que la fatigue s’accumulait… De loin, ils avaient observé des mouvements de décharnés, supposant que les routes n’avaient pas laissé le choix de leurs déplacements à leurs compagnons. Eux-mêmes furent contraints de rester en mouvement pour ne pas se retrouver bloqués et continuèrent d’avancer.


Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Jeu 17 Mar - 23:32
Bonsoir !
A mon tour de me lancer avec ce nouveau formulaire et de vous présenter ma fiche ^^
Bonne lecture !
Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1117/2000 Deran Jordan Videba10  (17/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba100/100 Deran Jordan Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 18 Mar - 10:30
Salut Deran et merci pour cette nouvelle fiche !
Tu devrais avoir un retour rapidement.

A très vite !
Equipement Porté :
Capacité : 0/7

-
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
N/A

Jarod Blake


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba11119/2000 Deran Jordan Videba10  (119/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1050/100 Deran Jordan Videba10  (50/100)
Informations scénaristiques:
Jarod Blake

Sam 19 Mar - 20:43
Bonsoir Deran,

Je viens te faire un retour sur ta fiche (merci captain obvious). Comme stipulé à Erika, ce retour inclut ceux de Strempton (Ivy) et DVK (Kyle) que j'intègre à cette synthèse, quand bien même j'emploie la première personne du singulier par facilité.

Note (éhontément C/C) : j'aime développer mes réponses, et pas juste poser des corrections/remises en question brutes et froides, ne te formalise pas de la longueur.

Dans l'ensemble, une très bonne plume. Le récit est bien cousu (à l'inverse de décousu) et on comprend les différents cheminements autour du personnage. Un seul point m'avait chagriné au premier jet (hors corrections), le fait que Deran soit à peine mentionné dans sa propre histoire post-apocalypse, toutefois le nouveau format de fiche vient combler ça. Je te remercie d'ailleurs d'avoir fait l'effort de t'adapter à ces modifications qui tombent au moment de ta création de personnage.

Un personnage avec un gros potentiel en bref. Tâchons de le valider au plus vite !


- Description Physique -

Un point dont tu fais aussi mention dans la fiche d'identité : son genou gauche. Le genou étant une des rares parties du corps qui ne guérit que très difficilement (voire pas du tout), je suppose que les multiples opérations qu'il y a subies des suites de son accident ont demandé à ce qu'il soit réparé via des tiges, des vis et autres pièces métalliques. Je ne suis pas suffisamment informé en la matière pour partir sur des suppositions trop précises, mais peux-tu me confirmer qu'il a eu le cartilage, jusqu'au genou entièrement abîmé, nécessitant d'y introduire des corps étrangers pour le remettre fonctionnel ? Quelle était ton idée à ce sujet ?

J'aurais besoin de précisions, car un genou abîmé, même après opération, peut rester douloureux, voire handicapant, pour courir, réaliser de l'exercice et d'autres choses, ce qui dans un contexte post-apocalyptique peut être un désavantage plus ou moins important. Si tu pouvais développer en réponse à ce retour, je t'en serais gréé. ^^

Mention annexe : le fait qu'il sache démonter/remonter des modèles d'armes à feu en un temps record (ça reste interprétable, mais disons que c'est très élevé), va nécessité au moins le palier 5/6 dans la discipline Armes à Feu, car la maîtrise technique des armes et leur entretien passent aussi par elle, pas seulement leur maniement.


- Description Psychologique -

Citation :
,mais la poigne de fer dont il peut faire preuve, ainsi que sa façon ordinairement souple et sportive de se mouvoir trahissent bel et bien sa présence. Ce corps efficace face à l’effort, assez solide pour encaisser et récupérer relativement rapidement conserve toutefois des séquelles parfois douloureuses d’une violente chute de moto durant son adolescence.

-> Pour cette partie, je précise seulement que cela va demander des paliers dans les disciplines Robustesse, Agilité et surtout Force (pour la poigne).

Citation :
Du point de vue esthétique, Deran n’a jamais été un homme d’apparence et cela n’a pas changé.

-> Pour celui-ci, il y a sûrement une logique bien particulière à cette affirmation, mais puisqu'un doute persiste quant à l'interprétation que j'en ai, pourrais-tu m'éclaircir ?

Ce qu'il en ressort au niveau psychologique, également présenté dans l'histoire, est que Deran est particulièrement froid dans certains actes extrêmes qu'il peut accomplir, comme la menace, le fait de blesser, voire de tuer. Cette idée du nécessaire se justifie par l'univers post-apocalyptique, ceci étant, il y a déjà un trop important sang-froid à mon sens dans des épisodes de sa vie pré-apocalypse : sa rencontre d'avec des dealers ou sa propension à agresser ceux qu'il juge être des agresseurs.

Même si l'on peut y voir une forme de justice et de « bien », il y a nécessairement un besoin de violence et de vengeance, une forme d'agressivité colérique qui le mène sur la pente d'une déviance au moins légère. Tout le monde n'est pas capable de faire du mal aux autres aussi aisément, quand bien même est considérée une bonne raison de le faire. Blesser, agresser et tuer sont des actes contre nature, nous ne sommes pas conditionnés à cela, c'est le vécu et parfois la génétique qui s'en mêlent. Deran a eu un passif parfois compliqué, mais pas nécessairement grave (au sens général attention, il y a des épisodes réellement difficiles pour lui).

Mon opinion dans l'absolu serait de lui adjoindre une déviance légère : Colère indomptable (lien), que tu peux retrouver dans le sujet MJ à propos des Déviances. Je suis curieux d'avoir ton ressenti sur la question, afin de mesurer la manière dont j'ai pu l'interpréter, avant d'évoquer une quelconque modification ou d'affirmer mon opinion. Je précise que j'ai bien pris compte de ta réponse à la question : « Qu'est-ce que votre personnage a fait pour survivre ? », qui atténue un peu le reste du récit, tout en impliquant le fait d'avoir torturé par exemple.


- Histoire -

Pour toute la partie « Une vie parmi tant d'autres », peu de chose à y redire. C'est bien écrit, bien construit et le fil est cohérent. Globalement, une chose se dégage tout de même qui me laisse en réflexion : une notion d'un peu trop parfait, un personnage qui s'en sort trop bien et qui présente des capacités que je considère bien trop rares. C'est particulièrement le cas avec le passage des dealers.

La manière, la méthodologie et le sang-froid présentés par Deran dans ce passage relèvent, pour moi, d'un homme mûr, de la vingtaine voire la trentaine, expérimenté de long terme des sports de combat et de l'affrontement de la rue, avec des tendances un brin vicieuses. Même un expert en la matière dirait que la violence et la confrontation dans la vie de tous les jours sont loin d'être esthétiques et évidentes, simples et sûres pour un chevronné. Le meilleur sur le ring peut être terrassé à la sortie d'un restaurant par un agresseur parce que ce n'était pas le bon moment et que le mental n'était pas là. C'est un exemple, mais c'est pour dire que Deran est bien trop efficace à mon goût.

J'aimerais que tu diminues la condition des deux dealers, qu'il s'agisse de jeunes voyous de son âge, ou à peine plus (17-18 ans), et mesurer un peu la maîtrise et la facilité avec laquelle Deran les gère. Pour rester sur ce sujet, je m'interroge également de l'absence de représailles : pourquoi ces deux jeunes, ou même ceux avec qui ils travaillent ne sont pas venus régler leurs comptes d'avec Deran ? Il me paraîtrait plus que plausible s'agissant de voyous un peu trop confiants en l'occurrence tels que décrits, qu'ils viennent à plusieurs, voire davantage, pour lui donner une bonne leçon par égo, vengeance ou pour asseoir leur influence sur George.

L'ellipse brute que tu places entre la fin de la scène et l'affirmation que les problèmes auront cessé ensuite me font d'autant plus tiquer sur cela.

Pour la suite, s'il y a des points qui m'ont questionné, le fait que l'apocalypse première et la seconde apocalypse soient si peu évoquées dans leurs éléments, et surtout que Deran n’est pratiquement pas mentionné ni que l'on comprenne son vécu et son implication dans la partie post-apocalypse, j'ai finalement décidé de ne pas m'arrêter dessus (notamment via ce que tu as ajouté avec les nouveaux formulaires).

Je considère que Deran est resté très passif en comparaison des divers protagonistes que tu as évoqués, en retrait, et que tu as lu et compris le contexte sans que j'aie besoin de chercher à savoir si c'est le cas au sein de l'histoire (je pense aux apocalypses notamment). Je compte sur toi pour le respecter dans l'évocation RP et sur le fait d'avoir lu le nouveau sujet : [MJ] La Survie Post-Apocalypse (lien) au moins une fois. Je dis ça, mais d'autres éléments sont très bien implémentés et illustrés, avec du développement tout à fait intéressant, donc je suis confiant sur cela.

Si ce que je viens d'écrire te pose problème vis-à-vis de la considération de Deran, n'hésite pas à t'exprimer et donner ton ressenti en réponse.


- Formulaire de Développement -

Un seul point sera à modifier pour moi. Ce passage-ci : (Dans quel(s) groupe(s) votre personnage a-t-il évolué ?)

Citation :
- S’ils croisèrent parfois une poignée d’autres survivants sur la route, les rencontres furent plus ou moins rapides pour diverses raisons. Abritant tantôt une âme solitaire, ils profitèrent également parfois d’un plus grand nombre pour sécuriser un temps un bâtiment et permettre un meilleur repos mutuel ou une fouille plus approfondie d’un secteur. Globalement, ils esquivèrent les échanges incertains, sources de complications potentielles.

Je préférerais que tu le retires pour tout t'avouer, ce qui allégera un peu l'aspect un poil trop (régulièrement) nomade vis-à-vis du contexte, ainsi que la difficulté liée à trouver de la nourriture et autre ressource de base après plusieurs mois de survie dans un monde post-apocalypse. Dénicher des vivres de la production civilisationnelle pré-apocalypse est d'ores et déjà très rare, la chasse ne suffit pas et le besoin d'un groupe pour accéder à l'élevage, la cultivation et des infrastructures propres au repos et à se ressourcer, s'avère bien trop essentiel.


- Conclusion -

Quelques modifications et points de vue questionnés qui attendent réponses de ta part, mais pour le reste, la fiche est très bonne. Le récit d'arrivée est parfait et bien d'autres passages et éléments sont excellents en comparaison. Le personnage est très prometteur et j'ai hâte de le voir évoluer dans le RP.

Au plaisir de ton propre retour !
Equipement Porté :
Capacité : 2/7
Épieu de chasse
Talkie Moderne
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/3
GMC Terrain
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Console technologique (8)
Nécessaire d'usinage (5)
Kit d'affûtage (5)

Coffre 129/200
GMC Terrain
Outils Électroportatifs (15)
Boite à outils (8)
Engrais (10)
Stock de maçon (25)
Pièces détachées (10)
Casque de spéléo (6)
Rations périmées (15)
Casque de moto (8)
Pièces d'armement (2)
Rations pour animaux (15)
Rations pour animaux (15)

Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Dim 20 Mar - 21:41
Bonsoir Jarod !

Tu as développé… J’ai développé. Au secours, pardon !
Avant tout, aucun problème pour la modification du formulaire en cours de route ^^

J’ai essayé de répondre point par point, en tentant de ne pas me disperser, même si parfois certaines choses se rejoignent ou se mélangent peut-être, parce que pour moi un personnage est un tout et certaines choses s'imbriquent sans doute avec d'autres.


- Description Physique -

Pour le genou, j’avoue m’y être attendue et je me suis appuyée sur ce site spécialisé :
https://genou-clinique.fr/actualites/fracture-rotule-traitement-et-reeducation/
C’est vrai que dans les films, on voit souvent un personnage se prendre une prune dans le genou et c’est terminé, il boitera à vie mais, sans être experte non plus je pense surtout que la balle explose tout, ce qui rend la reconstruction compliquée.

Du coup, je souligne également, que c’est la rotule qui a été impactée et qu’il ne s’agit “que” de l’un des trois os composant le genou (entre guillemets, parce que l’idée n’est pas non plus d’en faire quelque chose d’anodin). En soit, j’ai lu que certaines de ces fractures sont même traitées uniquement avec attelle ou plâtre, mais vu que j’ai choisi qu’elle survienne lors d’un évènement assez violent, j’ai opté pour la voie chirurgicale. Je trouvais ça plus crédible que le chemin du rétablissement ne soit pas le plus simple.

En me fiant au site, ils y expliquent que :
“Pour limiter les séquelles et retrouver une bonne qualité de marche et de mouvement (flexion, extension) du genou après une fracture de la rotule, il faudra suivre une rééducation longue et rigoureuse.”

Je me dis que pas loin d’une dizaine d’années se sont écoulées, son corps doit avoir eu le temps de bien se remettre, mais j’ai tout de même préféré lui laisser quelques désagréments. Normalement, il y a eu insertion de corps étrangers comme supposé, mais qui sont retirés quand la consolidation se passe bien (normalement après un an, d’après mes lectures).

Avec votre retour, j’ai tout de même décidé de corriger à une fracture “simple”.
Une dernière chose que je trouve tout de même pertinente dans ce domaine est qu’on a des exemples d’athlètes ayant souffert de blessures très graves et ayant parfois su revenir exceller dans leur domaine. L’exemple le plus récent que j’ai en tête concerne les JO de Pékin cette année avec un jeune skieur (Mikaël Kingsbury). Dans mon cas, j’avais surtout le souhait qu’il ait pratiqué avec rigueur une activité sportive qui aura été un canalisateur à une période clef et en partie forgé son caractère, son rapport au risque. Tout en apportant une raison assez radicale de ne pas le faire poursuivre dans cette voie.

Pour les armes à feu et leur petit passe temps de les monter et les remonter, je le retire donc, parce que je n’ai pas le souhait de lui donner dès le début un tel niveau de compétence au tir, mais cette maîtrise se serait limitée à des armes de Classe 2 et une à deux Classe 4, qui sont celles lui étant les plus familières.
Je m’étais tout de même basée sur une très vieille vidéo que j’avais vu (et qui m’avait d’ailleurs marquée en la découvrant) d’une enfant américaine de 11 ans jouant à démonter et remonter le fusil de son père en 53 secondes…….. (il reste une trace de l’article : https://observers.france24.com/fr/20080904-mckenzie-11-ans-fusil-arme-droit-etats-unis) Et, pour moi, la fratrie ayant baigné au milieu des armes, il ne m’avait pas semblé illogique qu’elles aient constitué un passe temps parfois un peu décalé dans leur jeunesse (oui, je sais… moi aussi on me filait plutôt pokémon…). Mais pour le système de jeu, je comprends tout à fait.


- Description Psychologique -

Citation :
,mais la poigne de fer dont il peut faire preuve, ainsi que sa façon ordinairement souple et sportive de se mouvoir trahissent bel et bien sa présence. Ce corps efficace face à l’effort, assez solide pour encaisser et récupérer relativement rapidement conserve toutefois des séquelles parfois douloureuses d’une violente chute de moto durant son adolescence.

-> Pour cette partie, je précise seulement que cela va demander des paliers dans les disciplines Robustesse, Agilité et surtout Force (pour la poigne).

Effectivement, des paliers dans ces disciplines sont prévus. J’ai tout de même modifié “poigne de fer” en “la poigne” afin de modérer.

Citation :
Du point de vue esthétique, Deran n’a jamais été un homme d’apparence et cela n’a pas changé.

-> Pour celui-ci, il y a sûrement une logique bien particulière à cette affirmation, mais puisqu'un doute persiste quant à l'interprétation que j'en ai, pourrais-tu m'éclaircir ?

J’ai peut-être été maladroite. Je le vois comme quelqu’un pour qui un jean, des baskets et un blouson ou une veste en jean a toujours fait l’affaire. En restant dans des looks globalement sobres, il ne s’est jamais échiné pour se donner un style, ce qui ne risque plus de changer à ce jour. Tant que ça fait le job, c'est ok pour lui et basta.


Citation :
Ce qu'il en ressort au niveau psychologique, également présenté dans l'histoire, est que Deran est particulièrement froid dans certains actes extrêmes qu'il peut accomplir, comme la menace, le fait de blesser, voire de tuer. Cette idée du nécessaire se justifie par l'univers post-apocalyptique, ceci étant, il y a déjà un trop important sang-froid à mon sens dans des épisodes de sa vie pré-apocalypse : sa rencontre d'avec des dealers ou sa propension à agresser ceux qu'il juge être des agresseurs.

Même si l'on peut y voir une forme de justice et de « bien », il y a nécessairement un besoin de violence et de vengeance, une forme d'agressivité colérique qui le mène sur la pente d'une déviance au moins légère. Tout le monde n'est pas capable de faire du mal aux autres aussi aisément, quand bien même est considérée une bonne raison de le faire. Blesser, agresser et tuer sont des actes contre nature, nous ne sommes pas conditionnés à cela, c'est le vécu et parfois la génétique qui s'en mêlent. Deran a eu un passif parfois compliqué, mais pas nécessairement grave (au sens général attention, il y a des épisodes réellement difficiles pour lui).

Mon opinion dans l'absolu serait de lui adjoindre une déviance légère : Colère indomptable (lien), que tu peux retrouver dans le sujet MJ à propos des Déviances. Je suis curieux d'avoir ton ressenti sur la question, afin de mesurer la manière dont j'ai pu l'interpréter, avant d'évoquer une quelconque modification ou d'affirmer mon opinion. Je précise que j'ai bien pris compte de ta réponse à la question : « Qu'est-ce que votre personnage a fait pour survivre ? », qui atténue un peu le reste du récit, tout en impliquant le fait d'avoir torturé par exemple.

Tu as effectivement mis le doigt sur l’une des Déviances que j’envisageais de lui donner plus tard, si ses points de mental en venaient là. Je voulais davantage préparer le terrain et que les éventuelles futures déviances qu’il aura semblent découler de manières logiques de son vécu et de sa personnalité, mais ne souhaitant pas débuter avec et plutôt me familiariser avec le principe du forum avant d’explorer cet élément, je songe donc alléger la violence dont il a pu faire preuve dans le passé pour tourner ça en bagarre plus ou moins récurrente. Qu’en penses-tu ? C’est déjà plus commun et tous les bagarreurs de récré ne sont pas déviants, ni de futurs as du corps à corps (et d’ailleurs, je ne dis pas qu’il ne s’est pas pris quelques belles raclées).

Pour moi, ces actes se sont passés à l’adolescence où on est parfois plus instables et fragiles et, pour lui, dans un contexte familial particulier. Dans lequel il ne sentait pas toujours légitime et avec un quotidien qui entretenait des sources d’énervement successives qui l’ont tiraillé de plusieurs côtés et longtemps, tout en alimentant un sentiment d’impuissance constant du fait de son jeune âge. Je voulais davantage illustrer le fait qu’il ait été capable de prendre sur lui, puisqu’il se maîtrisait chez lui et avec des êtres chers, mais qu’ailleurs la chanson était différente.
Ps : C’est un peu le principe de la loi du Talion également… une forme d’oeil pour oeil, dent pour dent à l'extérieur.

Pour la torture, il y a des éléments qu’il n’aura pas su et qu’il ne sera sûrement pas capable de pratiquer, on a tous nos limites. Et oui, il y a volontairement une froideur marquée dans ses actes extrêmes que je vois comme un blindage, et je songe d’ailleurs tôt ou tard certainement lui ajouter “Maîtrise de soi” s’il progresse dans la discipline Praticien, parce que cet aspect lui correspondrait tout à fait. Ce qui ne veut pas dire qu’une fois seul, il ne se sentira pas mal, n’en gardera pas des souvenirs atroces, n’ira pas vomir ou autre quand la pression se relâche. Ses nuits ne se passent justement pas forcément bien.


- Histoire -

« Une vie parmi tant d'autres »

Pour les dealers, j’ai modifié. Le choix de l’ellipse est davantage que je ne trouve pas forcément élégant de m’attarder sur la fuite et la frousse des deux affreux, ou d’en ajouter une couche bonus, puis par la suite une page se tourne bel et bien pour sa part. Et justement avec la mise à jour de la fiche pour le nouveau formulaire, j’avais ajouté : “Inexplicablement, les visites des amis de Georges cessèrent. Peut-être ce dernier n’y était-il pas étranger non plus.” Au contraire, moi, je trouvais que c’était un témoignage de son immaturité de l’époque de ne pas avoir pris en compte de potentielles représailles. Et c’est certainement Georges qui a géré la patate chaude derrière, en quelque sorte, même si Deran ne l’a pas su. Que ça a sûrement été un potentiel premier électrochoc pour son cousin de réaliser que les choses pourraient réellement mal tourner à cause de son addiction. Je précise quand même que la réaction extrême de Deran (sachant que l’arme n’est pas chargée…), c’était un pétage de plomb, mais que ça faisait bien deux à trois ans qu’ils se coltinaient le problème. Donc ça a eu le temps de monter et lui de ruminer. C’était une manière de montrer un cas où il aura été poussé dans ses retranchements.

J’ai modifié l’âge des dealers, retiré le fait que la fourchette ait le temps d’être tournée dans la plaie, il n’y a plus de doigts brisés et, malgré son calme apparent, j’ai laissé transparaître du stress à travers des mains moites. Les modifications conviennent-elles mieux ?
(Il n’est pas un bagarreur hors pair, je voyais plutôt sa réussite liée à l’effet de surprise.)  

Citation :
Pour la suite, s'il y a des points qui m'ont questionné, le fait que l'apocalypse première et la seconde apocalypse soient si peu évoquées dans leurs éléments, et surtout que Deran n’est pratiquement pas mentionné ni que l'on comprenne son vécu et son implication dans la partie post-apocalypse, j'ai finalement décidé de ne pas m'arrêter dessus (notamment via ce que tu as ajouté avec les nouveaux formulaires).

Je considère que Deran est resté très passif en comparaison des divers protagonistes que tu as évoqués, en retrait, et que tu as lu et compris le contexte sans que j'aie besoin de chercher à savoir si c'est le cas au sein de l'histoire (je pense aux apocalypses notamment). Je compte sur toi pour le respecter dans l'évocation RP et sur le fait d'avoir lu le nouveau sujet : [MJ] La Survie Post-Apocalypse (lien) au moins une fois. Je dis ça, mais d'autres éléments sont très bien implémentés et illustrés, avec du développement tout à fait intéressant, donc je suis confiant sur cela.

J’ai opté pour cette tournure particulière et de mettre en avant d’autres personnages, notamment Jimmy et Denis principalement au début, parce que s’étant retrouvé en présence d’individus plus compétents pour gérer et mener, tout en ayant des valeurs qui lui correspondaient relativement, sans être inactif ou planqué Deran aura surtout été suiveur et je pensais traiter le côté plus émotionnel en RP, via souvenirs et autres. Comme le poids des pertes, par exemple.

D’un autre côté, son rôle est implicite malgré tout, puisque ses études et sa psychologie laissent deviner que Deran a pu aider ses groupes sur le plan médical, dans le cadre de maux légers à moyens, ce qui n’est déjà pas négligeable et le nouveau format m’a fait préciser sa participation dans les sorties malgré l’apparition des coureurs ainsi que sa présence dans la recherche d’aménagements en réponse au problème (comme la sécurisation de nouveaux lieux). Je ne l’ai pas mis plus en avant, car avant le départ pour l’Oasis dont il a été l’instigateur (ce qui me paraissait être un bel exploit pour quelqu’un d’encore relativement jeune et démontrait, selon moi, déjà une certaine progression) j’ai estimé que s’il a participé avant ça aux prises de décisions et actions globales, avec progressivement un peu plus de poids, il n’avait pas modifié en profondeur le cours des évènements dans les groupes traversés. Pour moi, il a souvent participé, en étant à la fois noyé dans les effectifs.

ps : je confirme avoir bien lu le sujet ^^


- Formulaire de Développement -
Passage retiré comme demandé.


Voilà pour moi, pour le moment. J'attends votre nouveau retour pour éventuellement effectuer de nouvelles modifications !
Ce pavé, ce pavé…… Encore pardon... xD
Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Jarod Blake


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba11119/2000 Deran Jordan Videba10  (119/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1050/100 Deran Jordan Videba10  (50/100)
Informations scénaristiques:
Jarod Blake

Lun 21 Mar - 18:24
Bonjour Deran, (je considère que c'est toujours le jour, en effet)

Bien que j'ai missionné DVK pour te souffler un point qui était en l'occurrence le seul stimulant toujours ma réflexion suite à ton retour, je te fais une réponse en bonne et due forme ici.

Surtout ne t'excuse pas, je suis féru de pavés et dans l'absolu, c'est très bien argumenté dans l'ensemble. Tu t'es renseignée et tu as réfléchi à ton personnage ainsi qu'aux éléments que j'ai soulignés, c'est signe de qualité.

- Description Physique -

Tout est bon pour moi à un détail près, mais vraiment du détail : dans la fiche d'identité, tu avais laissé la mention d’opérations passées au pluriel, compte tenu du fait que tu as privilégié une opération de la rotule, je me suis permis de modifier exceptionnellement pour te soustraire déjà ça.

Les circonstances et la façon dont tu as pensé (et pansé) la blessure me paraissent tout à fait crédibles, rien à redire, sinon qu'effectivement, des sportifs qui reviennent à peu près à niveau après de graves blessures ça a sans doute existé, malheureusement je sais de culture que c'est extrêmement rare. Une simple blessure au genou, même une fracture pour reprendre l'exemple, a durement brisé des carrières, car s'il est possible de s'en remettre pour pratiquer à nouveau, le haut niveau ne pardonne pas dans la plupart des domaines.

Je conçois le petit aparté sur les armes à feu et tu as bien compris, c'est surtout en cela que les disciplines ont été construites par domaine en raison du besoin propre au JDR, ne laissant - forcément - pas beaucoup de marge pour les exceptions et détails un peu exotiques. C'est donc surtout une question de « gameplay » et d'équité entre PJs.


- Description Psychologique -

Rien à redire sur les premiers éléments.

DVK a déjà évoqué avec toi par MP la notion de froideur et de blocage, aussi, je ne vais pas m'étaler sur le sujet (edit : quoi que...). Je ferais simplement mention du fait que la froideur, en psychologie, est déjà un symptôme sérieux de diverses tares au sens général. J'entends que les déviances ne sont pas une punition, il s'agit de caractériser, clairement et à teneur égale entre tous les personnages le poids que doit représenter la psychologie humaine qui est le fer de lance de ce JDR.

Si les déviances ont été rédigées et structurées, c'est d'une part parce qu'il s'agit d'un domaine qui me passionne à bien des égards et que j'ai beaucoup étudié (on utilise souvent le terme passion à tort et à travers, c'est le cas ici, j'étudie encore aujourd'hui la chose via de nouveaux modèles). Mes camarades ont un intérêt tout aussi élevé pour la psychologie dans le RP, bien entendu, mais je me permets de souligner que c'est ce qui me tient le plus à cœur en tant que MJ. L'action, les péripéties, les accomplissements, toutes ces choses sont primordiales certainement, mais perdent toute saveur s'il n'y a pas de répercussion philosophique, psychologique et sentimentale.

D'autre part, et sans doute la plus importante, car elle est objective à ce type d'univers : le post-apo' a besoin de psychologie. Encadrer cet aspect sans pour autant imposer un gameplay ou des contraintes compliquées, puisque tu es et seras seule à pouvoir décider de ce que pense et ressent ton personnage, ne serait-ce qu'en établissant des règles qui se veulent logiques et communes permet d'éviter des personnages automatisés, voire robotiques, pour utiliser des termes grossiers, qui sont capables du pire comme du meilleur de façon interchangeable et lisse. Les nuances fleurissent ensuite, quand la cohérence de fond trouve son chemin.

Ma proposition, si tu ne souhaites pas faire entrer Deran dans le domaine de la déviance tout de suite, serait de t'orienter non pas vers une froideur pure et dure pour lui, mais une intériorisation à certains moments de son vécu, qui se sera exprimée par la suite sous la forme de regrets, de traumas ou autres réactions très humaines. Toutefois, je privilégierais deux choses : si Deran a déjà torturé, que ça soit arrivé une fois et de manière assez soft (en tout cas éviter le « gore » pour rester familier), sous l'urgence ou la nécessité, et que s'il a plusieurs fois tué, ça ait été sous le coup de la défense de soi ou pour protéger, sans pour autant qu'il en soit ressorti passif. Il t'appartiendra alors de pouvoir décider, par la suite et en RP, s'il va aller plus loin en ce sens et rejoindre la déviance, ou être pris par son passé et choisir de sortir des limbes pour ne pas être dévoré par ses démons intérieurs.

En revanche, si tu es partante pour tenter la déviance, tout est possible et je te laisserais le loisir d'en discuter plus amplement avec DVK.


- Histoire -

Pour les dealers, je prends bonne note des modifications et elles me paraissent raisonnables. J'admets ne pas m'être arrêté sur l'ajout (la phrase) que tu as fait et qui sous-entend effectivement certaines choses compréhensibles avec les précisions que tu apportes. Pourquoi pas, j'accepte cela et tes arguments sont vraisemblables.

Ton explication sur le rôle de Deran dans les événements post-apocalypse est parfaite.


- Conclusion -

Conclusion... que je suis formel avec mes termes pompeux et mes catégories. Bref, tu as répondu à toutes mes interrogations et il ne reste qu'à voir la voie que tu choisis quant à l'orientation psychologique de Deran. Une fois ça fait, nous passerons à la validation !

Au plaisir de pouvoir le faire.
Equipement Porté :
Capacité : 2/7
Épieu de chasse
Talkie Moderne
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 1/3
GMC Terrain
Contenants Personnels :
Dos 18/30
Grand sac
Console technologique (8)
Nécessaire d'usinage (5)
Kit d'affûtage (5)

Coffre 129/200
GMC Terrain
Outils Électroportatifs (15)
Boite à outils (8)
Engrais (10)
Stock de maçon (25)
Pièces détachées (10)
Casque de spéléo (6)
Rations périmées (15)
Casque de moto (8)
Pièces d'armement (2)
Rations pour animaux (15)
Rations pour animaux (15)

Deran Jordan


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1127/2000 Deran Jordan Videba10  (27/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba1080/100 Deran Jordan Videba10  (80/100)
Informations scénaristiques:
Deran Jordan

Ven 25 Mar - 12:18
Bonjour !
J’ai mis un peu de temps à répondre, le temps de réfléchir à la proposition et à la fiche.
(Et j'étais fatiguée, surtout !)

Ne t’en fais pas, je ne vois pas les déviances comme des punitions et j’ai donné un terrain qui s’y prête. Les deux potentielles sont déjà choisies.

Si je ne saute pas à pieds joints dedans pour le moment, c’est vraiment qu’en m’imaginant le personnage, je ne le vois pas encore avoir passé ce cap, parce que même la déviance légère me semble déjà très marquée et difficilement ignorée par le reste du groupe, qui a forcément subi une proximité renforcée entre les nouvelles menaces, puis la route en direction d’Houston et les difficultés allant avec. Au contraire, je le voyais plutôt comme une figure relativement stable du groupe, au moins en apparence. Ce qui colle davantage avec le fait que Calypso ait pu lui être confié, que Caly elle-même l’associe à un sentiment de sécurité et qu’il ait même semblé assez sensé pour convaincre certains de tenter leur chance avec l’Oasis, alors que la route ne vend pas du rêve.

J’ai parlé avec DVK et j’ai un peu étoffé la psychologie du personnage, en espérant que ça apporte davantage de gris à ce portrait dont le rendu était plus noir que désiré (même si paradoxalement, la nuit est le sujet traité...).

Je suis partie sur cette ajout dans la psychologie :
Citation :
De grave à chaleureux, selon les circonstances et les individus lui faisant face, c’est un gars pragmatique et efficace, ayant conservé une bonne dose d’humanité ─ malgré son impression de la perdre ─ mais qui n’hésitera pas à se salir les mains pour assurer la sécurité des siens et qui ne se livre pas aisément. Loyal, Deran n'en reste pas moins indépendant. Il fait ses choix et les assume, refoulant les fêlures grandissantes que les plus pénibles occasionnent inexorablement et la douloureuse discordance qu’ils alimentent en son for intérieur.

Les images et ses actes des derniers mois le poursuivent et le rongent, cisaillent régulièrement son sommeil de réveils difficiles où le souffle manque parfois, peuplant ses rêves, les hantant de souvenirs indélébiles qui persistent bien souvent dans l’obscurité oppressante. La nuit... La nuit alimente ses angoisses ; les silences lourds d’appréhensions et d’attente quand l'activité cesse, et les fantômes mal oubliés qui s'y dissimulent attisent ses incertitudes, rendant le repos trouble. La nuit, ses somnolences et ses vertiges. Dans ses solitudes qui s’étirent, interminables… dans ses inévitables face à face avec soi-même, sournoise et lovée comme une mauvaise bête, la culpabilité se terre, prête à tirailler quand la garde se baisse. Malgré tout, à ce jour, Deran avance encore avec détermination et ténacité, alors qu’il se refuse actuellement de flancher.

Et modifié un peu "Qu'est-ce que votre personnage a fait pour survivre ?"
Citation :
Pour avoir déjà été poussé à tuer par légitime défense ou pour protéger et même avoir dû torturer un homme (avec plus de brutalité que de méthode) pour obtenir des informations jugées urgentes et vitales, Deran sait ce que veut dire mettre sa sensibilité de côté et se salir les mains. S’il a le sentiment d’avoir trop de sang sur ces dernières, ce sont toutefois des actes qu’il aura évité de provoquer, aux contrecoups parfois tardifs. A côté de ça, il a également été capable de mettre sa vie en grand danger afin de secourir famille et amis et, parfois même, de manière plus mesurée pour autrui, qu’ils soient alliés ou quelquefois simples inconnus.

Pour revenir à la déviance, en fin de fiche, je le vois plutôt encore dans la retenue, dans le fait de contenir / museler cette violence, d’où le côté encore latent… Partir avec moins de points de mental ne me dérange pas. Une pente glissante où la déviance n’est pas encore installée pourrait correspondre, si ça vous va également. Et à voir la direction ensuite, suivant le jeu… si la cassure est amenée, s’il se maintient sur la brèche ou si la Safe Zone lui apporte un nouveau souffle !
Equipement Porté :
Capacité : 2/6
S.A. 911 6C 9 mm
Couteau papillon
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
Dos 0/30
Grand sac

Kyle Collins


Fiche de personnage
Points de RP:
 Deran Jordan Debuba1117/2000 Deran Jordan Videba10  (17/2000)
Etat Mental:
 Deran Jordan Debuba100/100 Deran Jordan Videba10  (0/100)
Informations scénaristiques:
Kyle Collins

Ven 25 Mar - 22:49
Bonsoir Deran et merci pour tes ajouts qui donnent plus de profondeur au personnage.
On en a parlé en privé, c'est parfait !

Tu as donc ma validation.
Au plaisir de te croiser en jeu !
Equipement Porté :
Capacité : 0/7

-
Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
-
Contenants Personnels :
N/A
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