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Forum JDR post-apocalyptique dans un monde contemporain alternatif en proie aux zombies, à des créatures pires encore ainsi que des événements surnaturels.
 

Jennifer "Jenny" Green
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Jennifer Green


Fiche de personnage
Points de RP:
 Jennifer "Jenny" Green Debuba1183/2000 Jennifer "Jenny" Green Videba10  (83/2000)
Etat Mental:
 Jennifer "Jenny" Green Debuba10100/100 Jennifer "Jenny" Green Videba10  (100/100)
Informations scénaristiques:
Jennifer Green

Ven 10 Déc - 22:43
Fiche d'identité
Jenny_2.jpg
Prénom(s) : Jennifer "Jenny"

Nom : Green

Né(e) le : 17/07/2015

À : Minneapolis (Minnesota) - USA

Métier : Etudiante

Particularité(s) : Muette, ne communique qu'avec l'usage du langage des signes ou d'un bloc-note si la situation en laisse le temps.


À-propos

Thème musical :


Feat : Amanda Seyfried
Type : Jumeau

Description physique

Durant plusieurs années, Jennifer demeura une enfant très petite et très mince, et cela dut à la pratique particulièrement intensive de la gymnastique couplée à ses propres caractéristiques génétiques. Les contraintes mécaniques extrêmes sur le squelette et les perturbations hormonales, dues à la charge d’entrainement, ont affecté son pic de croissance en le ralentissant et l’ajournant de manière drastique. C’est sans doute la raison pour laquelle, du haut de vingt années, ayant désormais achevé son développement et sensiblement rattrapé son retard, elle n’atteint qu’à peine le mètre cinquante-six. L’autre conséquence de cette intense activité dispensée durant de très longues années avant l’apocalypse est indéniablement la forte musculature de ses jambes, partant de ses mollets à son postérieur en passant par ses cuisses. Sans être disproportionnée pour autant, sa masse s’étant tarie avec le temps et l’arrêt forcé de cette pratique, elle en a conservé le galbe, le dessin et une part de sa faculté. Elle possède les épaules carrées et le dos robuste, ce qui lui assure un maintien droit et une allure peut-être un tantinet rigide quand bien même la souplesse est l’un de ses atouts majeurs.

Toujours aussi fine, la survie en monde hostile n’a pas arrangé la courbe de son poids, oscillant selon les apports disponibles en nourriture entre les 45 et les 50 kg au maximum. Jenny n’a jamais été une jeune fille gourmande ou férue des sucreries et divers aliments bien trop riches, s’étant jadis imposé un régime en adéquation avec sa pratique sportive, et son corps a gardé en mémoire cette exigence de long terme. Si son hypermobilité généralisée renforcée par la gymnastique lui permet de profiter d’une augmentation d’amplitude articulaire avantageusement mit en usage ces derniers mois, elle a souvent été la cause d’arthralgie la contraignant parfois à des réveils douloureux que la glace ou le froid parviendra à atténuer.

Son visage est ovale, voire anguleux sur la pointe de son menton, que la diète creuse en premier sur son faciès, faisant apparaitre les os d’une mâchoire normalement fine et effacée. Ses lèvres ne sont en revanche pas dénuée de volume, le rosé de ses charnues supérieures et inférieures assez épaisses, s’étirant sur une largeur appréciable, ce qui s’accentue d’autant plus quand elle sourit, ce qui lui arrivait très fréquemment. Mais avec le temps et les péripéties de sa survie, ce dernier a eu tendance à disparaitre, peu à peu, pour ne laisser place qu’à de brèves évocations timides et nimbées de tristesse. Si autrefois elle fut une jeune femme très enjouée et pleine d’entrain en toute circonstance, les limites semblent avoir été atteintes, voire même dépassées.

Elle possède un nez mince et étroit, sans grande particularité visuelle, assurant la symétrie, avec un espace assez prononcé entre ses deux yeux, d’une paire d’iris couleur vert d’eau. Une nuance singulière qui a tendance à s’intensifier sous une importante clarté ou une vive lumière. Son front est haut, ses pommettes rehaussées, et le tout est encadré par une longue et légère chevelure blonde ambrée subtilement ondulée. Il n’est pas rare de la voir s’en faire une tresse relevée en niveau lorsqu’elle s’aventure en dehors d’une zone sécurisée, l’expérience lui ayant appris qu’ils pouvaient vite devenir un handicape majeur.

Si son épiderme ne possède aucun tatouage, cette dernière est ponctuée par une couleur très sensiblement plus rosée sur une large zone au niveau de sa gorge, où de très fines marques apparaissent à leur bordure, s’étendant jusqu’à atteindre sa clavicule droite. Résultant d’une greffe de peau, le temps en a effacé quelque peu les stigmates, mais cet aspect reste principalement visible lorsqu’elle ne le cache pas sous l’épaisseur de ses vêtements ou d’un snood quand la météo le permet. D’autres cicatrices sont dispersées sur son corps, comme de petites entailles sur l’arrondi de son épaule, son bras à sa dextre.

Description psychologique

S’il y a bien une caractéristique qui pourrait décrire Jenny, en un mot, ce serait l’altruisme, dans toutes ses qualités, mais également dans tous ses défauts. Bien qu’elle n’ait pas pu longuement développer son tempérament et trouver matière à s’affirmer en tant que personne indépendante, pour cause des évènements tant pré que post apocalyptiques, il aurait été difficile de croire qu’elle s’en serait départi. Appréciant très fortement la stabilité et la sécurité, cela fait d’elle quelqu’un d’extrêmement loyal et digne de confiance. Elle aura beaucoup de mal à mentir ou trahir, et y être forcé sera d’autant plus un énorme conflit intérieur et poids pour sa conscience.

Déjà adolescente, Jenny prenait très au sérieux ses responsabilités, un peu trop parfois, mais aussi sa volonté d’aider et de faire ce qui est juste. Elle base son confort et ses appuis sur la morale et les lois établies, défendant l’autorité et les normes, plutôt que de tirer sa déontologie de la philosophie ou du mysticisme. Et à bien des égards, cela l’oriente dans certains cas sur le mauvais chemin lorsque ce qui peut lui sembler sage ou dépositaire d’une quelconque autorité n’est pas toujours une vérité absolue ou détenteur de celle-ci. Elle possède un sens aigu de la hiérarchie, la respectant à l’occasion sans s’offusquer, jusqu’à atteindre les limites évidentes des règles et de l’éthique. C’est une bosseuse, sur tous les plans du terme, et ne rechigne que rarement à la tâche, volontaire et dynamique.

Elle aime rendre service, affectionnant tout rôle qui lui permet de participer de manière significative, tant qu’elle sait qu’elle est valorisée et appréciée, bien que cela puisse parfois provenir davantage d’une aspiration d’attentes sociales que d’une motivation intrinsèque. De tous temps, Jenny n’a jamais été une personne grandement extravertie. D’ordinaire discrète, cet aspect s’est accru avec le temps et au gré de ses pérégrinations, en cause de son mutisme qui l’isola la plupart du temps de toute manifestation communautaire. Et même si elle s’y est habituée, l’arrivée du Nouveau Monde couplé à la perte de sa jumelle aura renforcé son besoin de proximité, d’attention et de chaleur humaine.

Étant assez opposée aux conflits, si les choses ne se passent pas bien, ou s’il y a de la tension entre individus, elle aura tendance à vouloir essayer de  rétablir l’harmonie et la stabilité dans le groupe, si cela n’enfreint pas une requête impérative d’une quelconque autorité. Bien entendu, tout ceci est variable selon les situations et les enjeux, en exemple de ses réactions lorsqu’une personne qui lui fut chère se retrouva en situation de danger, se lançant spontanément à sa recherche malgré les demandes et interdictions.


Histoire

Jennifer et Harper Green sont nées le 17 juillet 2015 à Minneapolis dans le Minnesota d’un père kinésithérapeute et d’une mère journaliste sportif au Star Tribune, dont elles furent les uniques progénitures. Jumelles identiques, elles tissèrent un lien très fort et fusionnel qui les rendait presque dépendantes l’une de l’autre. Elles connurent une enfance ordinaire dans un foyer plutôt aisé, ne manquant de rien et profitant des privilèges de renommée de leur parent dans leur domaine respectif. Des oncles et des tantes présents et investis dans la relation familiale, et quelques cousins du même âge avec qui elles partagèrent plusieurs tranches d’une vie aussi sereine que possible qui agrémentaient ce quotidien. Une normalité qui n’excluait néanmoins pas les maladies, les disputes ou les colères. Les crises ou les problèmes.

Grâce aux moyens financiers du couple, elles purent intégrer l’école privée de Minehaha Academy, l’une des plus réputées de la région et reçurent une éducation religieuse saine. Elles commencèrent la gymnastique très tôt, à l’âge de 4 ans, et attirèrent aussitôt beaucoup d’attention dans ce domaine en raison première de leur très petite taille et leur engouement dans ce loisir. Se montrant motivées, volontaires et d’une grande souplesse, elles accédèrent rapidement aux championnats d’État après quelques années formées par un entraineur qui plaça d’importants espoirs en elles. Jennifer remporta son premier titre de lauréate du Minnesota de sa catégorie à 11 ans, puis les années qui suivirent, laissant à sa sœur les deuxièmes ou troisièmes rangs des concours. Harper se démarquait principalement par un genre plus puissant que Jennifer qui, elle, s’affirmait dans un style plus poétique et agile. Poussées au perfectionnement par leurs parents et leur moniteur impliqués dans chaque aspect de leur vie, tant sportive que scolaire, les fillettes au tempérament malléable donnèrent de leur mieux, s’imposant des régimes alimentaires stricts et une hygiène quotidienne saine, quoi qu'intensive sur les entrainements, pour escompter un jour toucher les plus hautes sphères de la discipline. Jeunes filles appliquées et assidues, elles n’en restaient pas moins des adolescentes ordinaires avec leurs crises et leurs désirs propres, auxquels Harper cédait bien plus facilement.

C’est un terrible accident de la route en 2030 qui mettra fin aux rêves des jumelles, tandis qu’elles sortaient célébrer une énième victoire en compagnie de plusieurs amis. Le chauffeur, alors âgé de 16 ans, venait tout juste d’obtenir son permis de conduire. Harper fut meurtrie aux bras de plusieurs fractures, et n’en récupéra un usage convenable qu’après de longues rééducations, perdant néanmoins quelques flexibilités dues à la consolidation de ses os à l’aide de broches. Jennifer subit pour sa part bien plus de dégâts, restant de multiples semaines dans le coma. Elle fut sauvée in extremis de la mort, un débris ayant traversé l’habitacle et perforé son épiderme au niveau de la gorge, sans compter le florilège d’autres blessures sur la partie haute de son corps. Deux de leurs plus proches amis perdirent la vie cette nuit-là, et le cinquième passager parvint à s'en sortir miraculeusement indemne.

Cette période fut la plus terrible qui toucha la famille Green jusque lors au confort d’une petite existence tranquille et sans ombrage. Jennifer demeura de longs mois hospitalisée, subissant plusieurs opérations pour reconstruire ses tissus et recevant une greffe de peau pour réparer cette dernière endommagée, mais les séquelles, à son réveil, apparurent bien vite : elle en resta aphasique. Toutefois, à mesure de séances rééducatives, elle finit par récupérer une diction bien que hasardeuse et déformée, parfois pénible et surtout douloureuse.

Une année passa, rythmée par des séjours fréquents dans différents centres médicaux, et le travail scolaire qu’elles durent rattraper. Ce fut surtout moralement que le drame fut difficile à encaisser, malgré l’assistance et la présence de la famille ainsi que des différents médecins, et si cet évènement accrut davantage la promiscuité des jumelles, qui se soutenaient, elles se renfermèrent également sur elles-mêmes, fuyant désormais les proximités sociales - elles qui étaient auparavant fortement appréciées. La perte de leurs proches couplé aux lourdes blessures les entama profondément, sans parler de leurs espoirs en matière de gymnastique à jamais détruits. Jennifer se cloîtra dans un mutisme sélectif, un trouble anxieux qui l’empêchait psychologiquement de s’exprimer avec quiconque en dehors de sa sœur. Harper, elle, parvint de son côté à se reconstruire par la pratique du cross-country.

Au début de l’année scolaire 2033, Harper, remarquée par l’université Concordia qui possédait une équipe de cross-country aux excellents résultats, se vit offrir une bourse d’études. Elle décida d’accepter et de rejoindre le Texas, moins pour l'argent que pour le challenge que cela représentait, quittant le Minnesota pour Arlington, une ville coincée entre Fort Worth et Dallas. Elle intégra ainsi les prestigieux Mavericks de l’UTA. Jennifer, quant à elle, continua son instruction en demi-teinte. Privée de l’avenir qu’elle s’était toute sa vie imaginé et figuré en tant que sportive de haut niveau, elle dut choisir une nouvelle orientation, et s'axa sur la littérature et l’histoire sans véritable engouement, ni parvenir à se projeter. La séparation entre elles fut très difficile à supporter et à admettre pour Jennifer qui ressentit cet éloignement comme un abandon, avant de se résigner à laisser sa sœur suivre ses aspirations, l’argument de l’espoir pour tenter d’émerger hors de leur traumatisme et sortir de leur renfermement de plus en plus étouffant, pesant lourdement dans la balance. Harper avait trouvé un véritable exutoire dans l’application de cette discipline là où Jennifer peinait à rebondir. Néanmoins, les jumelles restèrent très proches, s’échangeant florilèges de mails et messages, discutant très régulièrement par le biais de caméras. De leur conversation jaillit un plan fou, un essai osé pour aider Jenny à affronter ses troubles et en échapper. Elle rejoignit sa sœur durant le Spring Break 2034, envisageant de passer les vacances en sa compagnie pour le plus gros rassemblement étudiant du Texas.

Leur destination : South Padre Island, un des lieux les plus au sud de l’État, adjacent de la frontière mexicaine. Et ceci fut possible après avoir économisé longuement pour se payer le séjour. Elles avaient décidé que ça serait leur exutoire, leur moyen de renouer avec la communauté, avec les personnes de leur âge, faire de nouvelles rencontres, se libérer de tout ce qui semblait peser sur leurs épaules. Au programme : plage, alcool, musique à fond, concours de t-shirts mouillés et fête jusqu’au bout de la nuit. Les étudiants se montrèrent désintéressés de ces faits de société qui commençaient alors à être rapportée par les médias, ou au contraire, minimisant et riant de ces épreuves alarmantes que certaines villes enduraient. Le rassemblement eu bien lieu, plus déchainé que jamais, certains arborant même des masques et déguisement de décharnés dans un esprit provocateur et désinhibé. Après mi-avril, les bulletins parlèrent de plan d’urgence instauré dans les grandes cités du pays et de catastrophe biologique. C’est Jennifer qui alerta sa sœur la première après la réception d’un message de leurs parents les suppliant de rentrer au Minnesota et elles décidèrent de quitter les festivités.

Se rendant très vite compte de l’inquiétude qui saisissait tout le monde à ce sujet, maintenant sorties de la folie débridée, les routes souvent encombrées et les lignes de bus prises d’assaut, les jumelles eurent beaucoup de mal à rejoindre Dallas. La majeure partie des véhicules n’avaient plus de place pour les embarquer en auto-stop, et ceux qui acceptaient leur partagèrent leur avis, jonglant entre de multiples élucubrations, le déni total, les théories conspirationnistes, voire prophétiques, et la panique exacerbée. Les jeunes filles se sentirent de plus en plus mal à l’aise et soucieuses, tenant leurs parents informés de leur position par SMS. Les réseaux furent très vite saturés, les bandes passantes réservées aux communications militaires prioritaires, et elles n’eurent plus de nouvelles d'eux brusquement.

Arrivées tant bien que mal au campus où logeait Harper, elles rejoignirent les autres étudiants ce qui leur permit d'apprendre la situation de quarantaine qui s’imposait dans une bonne moitié du pays, essentiellement au nord. Certains élèves de l’université se retrouvaient bloqués sans possibilité de rentrer chez eux. Les États successifs fermaient leurs portes face à la pandémie, et tout le monde patientait d’entendre les décisions gouvernementales, ou du procureur, ce qui ne semblait pas venir.

Les supermarchés furent assaillis et les rayons auront été vidés bien avant l’heure, les lignes de réapprovisionnement difficiles d’accès. Harper et sa sœur choisirent de quitter la petite chambre qu’elles partageaient, après trois journées d’angoisse à tenter en vain de contacter leurs parents ou leurs oncles et tantes. Elles rejoignirent le gymnase, tenant lieu de rassemblements improvisés sous la directive de quelques enseignants. Les jours passaient, et les esprits s’échauffèrent devant l’inaction et l’ignorance. Là-bas, Harper retrouva une partie de ses camarades de Cross country ainsi que Monsieur Harris, le coach sportif de la jeune femme. Les quelques nouvelles que certains parvenaient à obtenir n’étaient jamais bonnes, parlant de quarantaine intensive, de contamination fulgurante, de décès tragiques et d’incompréhension. Et finalement, les ondes ne diffusèrent plus que de longs chuintements angoissants. Le campus se transforma en centre de refuge, accueillant plusieurs dizaines de personnes additionnelles chaque jour, chacune apportant son lot de témoignages ou de rumeurs,, introduisant un climat de plus en plus tendu qui se retranscrivait souvent par des discordes importantes, chacun plongé dans une communauté où l’organisation et l’autorité se faisaient absentes.

Début mai, un convoi militaire d’une trentaine de soldats finit par accéder aux grilles de l’université, édictant des règles, distribuant, mais rationnant les denrées, consolidant les entrées, mettant en place ce qu’ils appelèrent un temps l’Avant-Poste du Middle Metroplex. Pourtant, aucune information supplémentaire ne leur arriva outre la quarantaine qui venait d’être imposée au Texas pour protéger les frontières et éviter que la maladie ne les atteignent. Les forces armées se montrèrent avares du moindre mot sur le reste, augmentant d’autant plus la paranoïa déjà instaurée parmi les réfugiés. Les allées et venues se faisaient sans cesse, mais les jumelles n’entrevoyaient pas la perspective de quitter les lieux. Elles ne surent que les murs de l'État étaient finalement tombés que lorsqu’elles se retrouvèrent confrontées à une horde d’infectés envahissant le campus. Ce fut une véritable débandade couplée à un carnage sans nom malgré la présence militaire qui ne réussit pas à éradiquer la vague, plongeant les bâtiments dans une anarchie immense, les gens se bousculant de panique, certains mourant même simplement piétinés par leurs congénères. Jennifer et Harper parvinrent à s’en sortir en compagnie de Mr Harris, et deux autres étudiants : Scott et David.

Entrainés à la course, ils passèrent plusieurs jours à fuir le plus loin possible au milieu d’une ville en proie au nouveau chaos, ne se permettant que quelques haltes de repos lorsqu’ils arrivèrent hors de la zone urbaine et privilégiant les lieux les moins peuplés en campagne. Bien que sportive, Jennifer fut celle qui eut le plus de difficulté à suivre le rythme, cette débandade ayant été des plus éprouvante pour elle. Ils réussirent à rejoindre Lake Bridgport, trouvant refuge au cimetière de bateaux.

Harris, déjà référent et dépositaire d’une certaine autorité auprès des étudiants, prit la direction et l’organisation du modeste groupe, et mit en place des rotations d’équipe pour la récupération de nourriture et de matériel de soin, de même que certaines règles de prudence. Ils s’installèrent dans les épaves de deux navires accolés bord à bord, où ils purent tenir quelques semaines ainsi. Profitant de la très faible densité urbaine des lieux, ils utilisèrent principalement les petites embarcations à rames pour visiter les maisons sur pilotis tout le long du lac. Ils furent rejoints un temps par un couple de jeunes adultes, mais ces derniers finirent par partir pour tenter de retrouver leurs proches ailleurs.

Fin juillet, durant une sortie, David se fit griffer par un mort, mais le processus d’infection n’étant pas encore connu du groupe de survivants qui n’avait jamais eu affaire aux contaminations jusqu’ici, ils ne prirent aucune disposition. La maladie l’emporta brusquement en pleine nuit, en quelques heures à peine, attaquant alors ses camarades surpris. Harris et les jumelles réussirent à fuir et trouvèrent refuge du côté de Graham, le jeune Scott balayé sous les crocs de son ancien ami. S’en suivit une interminable route, restant toujours en mouvement et profitant des facultés physiques de chacun pour ne pas courir de risque, et ils se lancèrent à la recherche d’un camp fortifié, ou d’une communauté, qu’ils pourraient rejoindre, conscients que désormais leur lutte en nombre si réduit et démuni signerait leur trépas.

Voyageant d’abri en abri, ils finirent par entreprendre de longer la Brazos, un cours d’eau au parcours ardu entre le relief aride texan, en espérant que quelques survivants eurent l’idée de s’établir près de cette source consommable. Ils visitèrent de temps à autre quelques minuscules villes pour se ravitailler ou des maisons de campagne abandonnées. Mais ce fut en vain. Le secteur qu’ils sillonnaient semblait dépourvu de la moindre vie humaine.

Dans leur solitude un peu trop pesante, maintenant que la fin de l’été approchait, Harris devint de plus en plus audacieux avec les adolescentes qu’il avait prises sous son aile, ces dernières repoussant pourtant ses avances. Il finit par sombrer au cours d'une nuit de septembre, surprenant Jennifer pendant que sa frangine dormait, voulant exploiter son mutisme qui l’empêcherait d’appeler à l’aide, et tenta de la violer. Mais ce qu’il ignorait, c’était que celle qui ne s’était exprimée jusque là que par le biais de signes traduit par sa sœur, parvint à crier. Harper se réveilla en sursaut et, de panique, blessa durement Harris à la tête, profitant de la stupéfaction brusque et soudaine du coach de ce qu’il n’avait pas pensé possible, et toutes deux prirent la fuite. S’en suivit une nouvelle course des plus rudes pour les deux jeunes filles, qui finirent par se réfugier dans la cave d'une ferme du côté de Clairemont, au nord de Snyder, au terme de plusieurs heures de cavales.

Elles y subsistèrent enfermées plusieurs jours en épuisant les dernières ressources qui leur restaient. Aux abords de la mi-octobre, la faim et la soif les poussèrent finalement à sortir de leur abri de fortune, se nourrissant dans un premier temps des œufs des quelques poules qui avaient réchappé par un quelconque miracle dans un enclos fermé, avant de les manger tout court au moment où ces dernières semblaient être devenues trop affamées pour arriver à pondre. Mais les choses se compliquèrent à nouveau lorsqu’elles trouvèrent enfin quelques survivants rassemblés autour d’un camp. Pensant à leur salut, elles déchantèrent bien vite à leur approche en voyant leur apparence et de peur, elles fuirent une nouvelle fois, avant qu’ils n’aient eu le temps de les en empêcher. Elles furent prises en chasse par ce groupe d’hommes, les forçant à s’enfoncer plus loin dans le no man’s land du sud. Épuisée, éreintée et affaiblie, Jennifer finit par glisser dans un ravin, provoquant une chute dangereuse et douloureuse, sa tête heurtant un roc. Elle sombra immédiatement dans l’inconscience.

À son réveil, Harper avait disparu, mais au lieu d’une pierre dure et poussiéreuse, c’est une couche précaire, mais confortable qui accueillit le retour de ses esprits. Ses traumatismes avaient été soignés et c’est très vite qu’elle remarqua la présence d’un homme à ses côtés. Craignant d’abord qu’elle fût enlevée par ces brutes ou retrouvée par Harris, c’est dans un état de panique qu'elle revint à elle, son mutisme n’aidant en rien à gérer la situation. Celui qui se présenta sous le nom de Matthew Jefferson avait pansé ses blessures et offert la sécurité de son cabanon en plein cœur de la forêt de Scurry Lake, mais exigea d’elle son histoire en contrepartie. Malgré une ambiance froide et antipathique, il finit par l’emmener au sein de la ferme Wallace. Son cœur se serra de tristesse en même temps qu’elle découvrait l’endroit et ses résidents, à l’ignorance du devenir de sa jumelle alors qu’elle trouvait enfin un lieu comme elles en avaient interminablement cherché. Elle y rencontra Nelson, le vieux fermier, Ricky, Clark, Calvin et Tobby le chien. Et un peu plus tard, Zach, un homme qui ne restait jamais longtemps sur place.

Elle put s’y reposer et reprendre des forces malgré la distance et la suspicion à son égard que les habitants nourrissaient. Nelson finit par lui offrir un calepin de poche et un stylo pour l’aider à communiquer avec les autres de la communauté. Même si elle gardait, elle aussi de son côté, quelques méfiances, ce fut finalement avec Ricky, le jeune frère de son sauveur, qu’elle sympathisa en premier lieu. Un adolescent de son âge qui se montra attentif et expressif quand le reste des résidents la tenait la plupart du temps à l’écart. Jennifer se savait incapable d’être en mesure de chercher sa sœur seule, et se sentait redevable de cette hospitalité, bien que dépourvue de véritable chaleur sociale, alors elle se fit le plus discrète possible pour ne pas faire de vague et parvenir à être acceptée pour enfin envisager de l’assistance.

Après quelques jours dans une ambiance austère, s'efforçant d'aider un maximum aux tâches quotidiennes, l’ainé Jefferson finit par venir la voir, et la conduisit hors du cor de ferme, en compagnie de Calvin, pour une sortie. Il lui confia une arme : un couteau de combat qu’elle porta très fébrilement et ordonna la consigne stricte de le suivre comme son ombre. Jennifer avait eu pour devoir de cartographier le secteur où il les emmena, de dessiner des plans, prenant des notes en restant au plus près de Matthew tandis que l’affrontement avec les morts était géré par l’homme lui-même. Les sorties ainsi se firent de plus en plus fréquentes, sans que quiconque lui indique la justification de ces excursions, si bien qu’elle finit par arrêter ses questions écrites et se contenta d’observer, silencieuse.

Les habitants du domaine semblaient garder un secret qu’aucun ne voulait partager avec elle, se sentant toujours plus rejeté dans ce qu’elle avait espéré être une communauté proche et familiale. Tout ceci dura environ trois semaines où elle accompagna Matthew à de nombreuses reprises, au-dehors, ou dans ses besognes au sein de la ferme, et peu à peu, Jennifer commença à ressentir un faible certain pour l’homme peu loquace et taciturne. Idéalisant ce charisme solide, touché par cette peine qu’il masquait, mais qu’elle parvenait à apercevoir et succombant face à ses facultés indéniables dans le Nouveau Monde.

Un jour, poussée par sa frustration d’être tant mise à l’écart malgré tous ses efforts à avoir exécuté les tâches qu’on lui avait jusque lors assigné sans rechigner ni insister sur les raisons, elle se hasarda à demander de l’aide pour sa sœur, et évoquer ce besoin de la retrouver. Elle avait la conviction qu’elle était toujours en vie. Mais, si elle n’obtint aucune réponse immédiate, Matthew vint la trouver quelque temps plus tard, pour lui offrir un Colt 45 et lui enseigner à tirer avec. Ils pratiquèrent ensemble de nombreuses séances d’apprentissage, tant à l’usage des armes à feu qu’à la survie en elle-même dans ce monde désormais hostile, passant dans certains cas des journées entières à lui expliquer à se servir de ses atouts et de ses capacités physiques, ou comment aborder les morts, les bases du pistage en forêt, quelques notions de chasse, ainsi que quelques cours de self-défense pour qu’elle puisse s’échapper d’une prise. En retour, elle lui enseigna le langage des signes.

Parfois, lorsque la nuit était bien trop avancée, ou que quelques leçons devaient s’y dérouler pour appréhender le terrain nocturne, ils se réfugiaient dans le cabanon perché dans les arbres. Si Matthew se montra un excellent formateur, Jenny n’en demeura pas moins une très attentive néophyte, son attraction qui se renforçait n’étant pas étrangère à cela. C’est grâce à ces entrainements qu’elle finit par acquérir les connaissances et l’aisance nécessaires pour entreprendre des sorties en solitaire afin de chercher sa sœur disparue. Ses premiers pas la menèrent vers le lieu de sa chute, espérant trouver des indices. Mais le temps passa et rien de neuf n’apparut.

Début décembre, deux jeunes femmes arrivèrent à la ferme du vieux Wallace et brusquement toute l’attention se focalisa sur elles. Un vif sentiment de jalousie face à son propre traitement souvent distancé s’empara d’elle, forçant Jenny à partir toute une journée. Mais dès le lendemain, comme si elle avait raté quelque chose durant son absence, certains se préparèrent à déménager sans véritable raison et du soutien lui fut réclamé pour l’implantation d’un campement aux abords de Snyder, sur le site d’un ancien motel en ruines. Toujours tiraillée par ce sentiment nocif, elle ne put refuser lorsque Matthew lui promit de l’aider à chercher sa sœur en contrepartie. Comme à son habitude, elle se plia aux exigences du groupe sans faire de vague, dans son éternelle discrétion. Reconnaissant, et surtout poussé par une confiance installée entre le duo, son sauveur lui dévoila les « secrets de la ferme » et de tout ce qui s’était tramé sous son regard d’incompréhension, changeant à jamais sa perception de la réalité.

Face à ces aveux, bien que l’incrédulité l’ait, un temps, saisie, elle finira par accepter l’idée de les soutenir dans leur devoir, couplant cela à ses propres recherches. Elle vécut partagée entre la campagne et le cabanon de Matthew et appuya activement l’homme dans ses tâches, tout comme il l’aida à son tour grâce à ses apprentissages qui continuaient sur le long terme. Mi-janvier, la ferme reçut un message radio de Clark, en panique, dévoilant la disparition de l’ainé Jefferson. Saisie de plein fouet à cette annonce, Jennifer partit à sa recherche malgré les demandes du vieux Nelson de ne rien en faire. Et elle disparut également.
Equipement Porté :
Capacité : 0/5

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Accessoires Pratiques :
1er Munitions 3/3 : -
Tête : -
Torse : -
Bras : -
Flancs : -
Taille : -
Jambes : -
Véhicules 0/3
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Contenants Personnels :
N/A
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